Coopération franco-allemande

fr de(mise à jour mai 2015)

 

Les dépenses cumulées de R&D de la France et de l’Allemagne (110 Md€ par an) représentent un dixième des investissements de recherche dans le monde et la moitié du budget consacré à la recherche par les pays de l’Union européenne. On recense en moyenne 7000 co-publications scientifiques franco-allemandes par an, soit 19 par jour (cf. tableau 3, supra). La mutualisation des formations, des moyens et des données doit permettre d’atteindre une masse critique dont les bénéfices se répercuteront mécaniquement sur l’Espace européen de la recherche.

 

La coopération scientifique franco-allemande telle qu’elle est aujourd’hui trouve sa source dans le Traité de l’Elysée de 1963 (“Traité de l’amitié franco-allemande”), dans lequel est mentionné que “les organismes de recherche et les instituts scientifiques développeront leurs contacts en commençant par une information réciproque plus poussée ; des programmes de recherches concertées seront établis dans les disciplines om cela se révèlera possible”. Les étapes importantes de cette coopération montrent des va-et-vient entre des préoccupations bilatérales et européennes :

  • 1967, accords intergouvernementaux sur deux grands projets franco-allemands :
    • Construction et mise en service à l’Institut Max von Laue-Paul Langevin (ILL) de Grenoble du premier réacteur à haut flux au monde
    • Développement du satellite de télécommunications SYMPHONIE
  • Focalisation dans les années 70 sur des projets scientifiques européens qui reposaient essentiellement sur des initiatives franco-allemandes : Laboratoire européen de biologie moléculaire, Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme, Agence spatiale européenne…
  • Premières coopérations d’organisme à organisme (sans traité bilatéral) entre le CNRS et la Société Max Planck, dans les domaines de l’astronomie puis des matériaux.
  • Années 80, coopérations dans le cadre des premiers programmes-cadres européens et du programme EUREKA, dont les deux pays sont à l’origine.
  • Années 90, retour à une focalisation plus bilatérale, en particulier dans les domaines de l’aéronautique, de la biologie (génome des plantes), et de la recherche océanographique. Des joint-ventures dans les technologies appliquées se créent, comme la Coopération Laser franco-allemande (CLFA).

 

Une stratégie de convergence est engagée depuis une dizaine d’années à travers l’organisation de forums franco-allemands de coopération en recherche, dont le premier a eu lieu en 2002. Voir ci-dessous pour l’état actuel de la coopération scientifique franco-allemande.

 

Les acteurs de cette coopération sont d’abord les chercheurs, les organismes de recherche, les organismes de financement et les administrations. Le Partenariat Hubert Curien (PHC) Procope joue à cet égard un rôle important. Procope est mis en œuvre par les Ministères des affaires étrangères (MAE) et de l’enseignement supérieur et de la recherche (MESR) en France, et par le DAAD en Allemagne. L’objectif de ce programme est de développer les échanges scientifiques et technologiques d’excellence entre les laboratoires de recherche des deux pays, en favorisant les nouvelles coopérations. Tous les domaines scientifiques, y compris les sciences humaines et sociales, sont concernés.

 

Récents acquis de la coopération scientifique franco-allemande

 

– Développement d’une route du futur

L’IFSTTAR (Institut français des sciences et technologies des transports de l’aménagement et des réseaux) et la BASt (Bundesanstalt für Strassenwesen, Office fédéral des routes) collaborent au développement d’un démonstrateur de route du futur auto-suffisante en énergie à travers la récupération de l’énergie mécanique des véhicules et l’énergie calorifique des lignes à haute tension enterrées.

Nos rubriques

 

Actualités