Coopération internationale
Le ministère de l’enseignement et de la recherche allemand (BMBF) conduit une politique d’internationalisation de la recherche allemande dans le but de maintenir la position attractive du pays en R&D et répondre ainsi aux enjeux globaux par la science et la technologie, à la fois sur le territoire national mais aussi en collaboration avec des partenaires internationaux. Cette stratégie s’attache à :
- favoriser la coopération internationale dans l’enseignement supérieur ;
- répondre aux enjeux de la construction de l’espace européen de la recherche ;
- favoriser le développement de solutions technologiques allemandes pour répondre aux enjeux globaux ;
- développer la coopération internationale avec les pays en développement dans la santé et la recherche sur le climat.
La coopération internationale dans le domaine de l’enseignement supérieur
- Favoriser la mobilité étudiante et la coopération internationale des établissements de l’enseignement supérieur. Avec des programmes en grande partie gérés par l’office allemand des échanges universitaires (DAAD), la mobilité des étudiants allemands à l’international reste une priorité qui passe par des formations co-diplomantes, la promotion de la mobilité étudiante durant leur parcours…
- Soutenir la mobilité des chercheurs et l’accroissement des collaborations internationales en recherche.
- Exporter l’enseignement supérieur allemand qui passe par la création d’université allemande à l’étranger (Istanbul, Le Caire) ou la mise en place de branches d’universités allemandes à l’étranger (Asie).
La dimension européenne de la stratégie allemande
Cette dimension reste une priorité pour le BMBF qui soutient la construction de l’espace européen de la recherche (EER). Plus spécifiquement, l’Allemagne vient de clore en 2010 la présidence d’EUREKA à qui elle a voulu donner un impact plus important dans la construction de l’EER et où elle a défini une approche proactive pour l’identification de partenaires au niveau mondial (Corée du Sud). L’Allemagne se veut être un participant majeur aux 10 initiatives en cours de la programmation conjointe et est leader dans deux de ces programmes. Enfin, l’Allemagne participe à la réflexion stratégique pour coordonner les activités des Etats membres dans le but de favoriser l’internationalisation de l’EER.
La transposition d’une approche nationale en direction des partenaires internationaux
L’Allemagne considère que la stratégie High Tech mise en place pour consolider science et innovation dans cinq grands champs thématiques répondant à des enjeux sociétaux (climat et énergie, santé et alimentation, mobilité, communication et sécurité) pourrait être déclinée à l’international. En particulier, la nouveauté de la stratégie High Tech 2020 réside dans la mise en place de projets d’avenir (Zukunftsprojekte) qui doivent, sur 10 à 15 ans, poursuivre des objectifs concrets de développement scientifique et technologique pour répondre aux enjeux sociétaux. L’Allemagne considère ainsi que :
- sa coordination de la programmation conjointe « Vivre plus longtemps et mieux – les enjeux et les défis de l’évolution démographique » est la continuation du projet d’avenir « Mener une vie indépendante chez les personnes âgées ».
- son implication dans la communauté de la connaissance et de l’innovation (KIC) InnoEnergy dans le cadre de l’Institut Européen de Technologie (IET) coordonnée par le Karlsruhe Institute of Technology est le résultat de son projet d’avenir « les ressources renouvelables comme alternative au pétrole ».
- sa collaboration pour le développement des éco-cités de Masdar (Abu Dhabi) et DongTan (Chine) répond à son objectif d’une « ville neutre en CO2, efficace énergétiquement et adaptée au climat », un autre des projets d’avenir du BMBF.
La coopération avec les pays en développement et les pays émergents
Les deux domaines dans lequel l’Allemagne conduit une initiative particulière d’internationalisation de sa recherche en direction de l’Afrique sont la santé et le climat.
- Le BMBF avait annoncé en octobre 2010 son soutien financier aux partenariats public-privé pour le développement de produits destinés aux soins de santé pour les pays en développement. Ce nouveau programme de financement pour la R&D dédié aux maladies tropicales négligées et aux maladies liées à la pauvreté prévoit 20 millions d’euros pour quatre ans pour des projets émanant des partenariats publics-privé pour le développement de produits destinés aux soins de santé.
- En juillet 2010, a été annoncée l’initiative du BMBF en direction de l’Afrique pour renforcer et intégrer une expertise régionale sur les changements climatiques et le management des sols. Deux « Regional Science Service Centers for Climate Change and adapted land management » sont prévus sur le continent africain. Le premier est en cours de finalisation en Afrique du Sud (RSSC South Africa incluant l’Angola, la Zambie, la Namibie, le Botswana et l’Afrique du Sud) avec l’aide de spécialistes allemands. Le centre d’Afrique de l’Ouest regrouperait 10 pays de la région. L’objectif est d’offrir une expertise permettant d’analyser les changements climatiques régionaux et répondre aux demandes d’une nouvelle utilisation des sols. Le BMBF envisage de financer 5,1 millions d’euros sur les deux prochaines années et jusqu’à 100 millions d’euros pour les phases suivantes.
La coopération allemande à travers le monde
Avec le Brésil
Dossier détaillé : Coopération Allemagne – Brésil
Avec les Etats-Unis
Dossier détaillé : Coopération Allemagne – Etats-Unis
Avec l’Inde
Dossier détaillé : Coopération Allemagne – Inde
Avec le Japon
Dossier détaillé : Coopération Allemagne – Japon
Avec la Russie
Dossier détaillé : Coopération Allemagne – Russie
Avec la Chine
Dossier détaillé : Coopération Allemagne – Chine