Berlin, capitale de la République fédérale d’Allemagne, a également le statut de ville-Etat. La cité compte 3 405 469 habitants (04/2007), soit un peu plus de 4% de la population allemande, pour une superficie de 892 kilomètres carrés, soit une densité d’environ 4000 habitants par km². Berlin est ainsi le Land le plus densément peuplé d’Allemagne (moyenne nationale : 231 habitants/km²).
La première ville d’Allemagne est gouvernée par une coalition SPD-PDS, conduite par le maire Klaus Wowereit. Berlin a encore besoin de temps pour réussir sa reconversion et mettre en valeur ses principaux atouts dans les domaines du tourisme, de la culture, de l’enseignement et de la recherche, d’affirmer son rôle de capitale et tirer parti de son positionnement géographique privilégié. Il reste à achever les réformes structurelles, assainir les finances publiques (60,1 milliards de dettes en 2008), finaliser le développement et la construction de l’aéroport international de Schönefeld (dont l’échéance est fixée en octobre 2011).
D’une manière générale, et en dépit de sa spécificité, l’économie berlinoise est étroitement liée au devenir des nouveaux Länder. Elle devrait néanmoins, aux dires des experts, profiter davantage de l’élargissement. Son rôle de plate-forme stratégique et de centre de congrès international pourrait être renforcé.
Après avoir connu une croissance cumulée de près de 7% entre 1991 et 1995, le PIB de la ville-Etat de Berlin a baissé de 6,1% entre 1996 et 2003 et demeure ainsi à un niveau pratiquement inchangé depuis la réunification. En 2007, le PIB de Berlin était de 83,6 milliards d’euros, soit un PIB de 22 800 euros par habitant, et un taux de croissance de 0,2 %. La population active est de 1 505 000 personnes, avec un taux de chômage de 14,1% (mai 2008).
L’économie de Berlin est en pleine transformation. A côté des secteurs traditionnellement bien implantés de l’électrotechnique (Siemens, Osram), de la construction de véhicules (BMW, DaimlerChrysler), de la pharmacie (Bayer-Schering), de l’alimentation (Nestlé) et des tabacs (Philip Morris), on voit s’établir des secteurs de croissance tels que les techniques d’information et de communication (Sony, Universal Music, Motorola, Siemens, Ebay) et la biotechnologie. Ces deux derniers domaines, ainsi que les transports (Bombardier, Deutsche Bahn, Daimler Chrysler), constituent les domaines d’excellence de Berlin.
Enfin, le tourisme n’est pas de moindre poids dans la balance économique de Berlin, première ville touristique d’Allemagne.
Environ soixante-dix entreprises françaises sont présentes à Berlin, parmi lesquelles Total, Sanofi-Synthélabo, Vinci, Thales défense, Gaz de France- qui détient également une participation dans la société de distribution de la ville Gasag, Veolia Water – qui gère par ailleurs la distribution d’eau de la ville au travers de sa participation dans la société Berliner Wasserbetrieb – les Galeries Lafayette, Alstom, Atotech, Eurawasser, Alcatel, Air Liquide et Connex.
La culture est le plus gros atout de Berlin. A eux seuls, les 17 musées de la Fondation du patrimoine culturel prussien constituent le plus important complexe de musées du continent. A cela s’ajoutent d’importantes collections spécifiques dont l’importance dépasse le cadre de la région (Archives Bauhaus, Brücke-Museum) et plus de 200 galeries privées. Disposant de 150 scènes, Berlin est la principale ville de théâtre d’Allemagne. L’orchestre philarmonique de Berlin, dirigé par Sir Simon Rattle et huit autres grands orchestres avec des chefs célèbres dans le monde entier offrent un répertoire exceptionnel de musique classique.
Berlin a une densité inégalée en Allemagne d’institutions scientifiques et de recherche : 4 universités, dont la Faculté de médecine de la Charité, 4 écoles supérieures d’art, 6 écoles supérieures spécialisées (Fachhochschulen) et plus de 70 institutions de recherche extra-universitaires financées par l’Etat.
Le Land de Berlin a investi 626 millions d’euros pour la R&D en 2004, soit 7,9% du budget global des länder pour ce domaine.
En 2005 Berlin se situe dans le groupe médian des Länder ayant investit entre 500 et 1000 millions d’euros pour la R&D avec la Saxe et la Basse-Saxe. Cela place Berlin derrière la Rhénanie du Nord Westphalie, la Bavière et le Bade-Wurtemberg (qui ont chacun dépensé plus de 1000 millions d’euros pour la R&D) et devant les autres Länder, dont les dépenses pour la R&D ne dépassent pas les 500 millions d’euros.
Les établissements d’enseignement supérieur de la ville de Berlin réunissent quelque 132 822 étudiants en 2006/2007, dont 11,5% d’étudiants étrangers en 2006. Les quatre universités sont l’université Humboldt, l’université libre (FU), l’université technique (TU) et l’école des Beaux-Arts.
On peut aussi citer la Faculté de médecine de la Charité (la plus importante faculté de médecine d’Europe, qui associe l’université libre et l’université Humboldt). A cela s’ajoutent dix instituts universitaires, quatre écoles supérieures d’Art, 6 écoles supérieures spécialisées (Fachhochschulen) et une école internationale de commerce et de management.
Une fondation « d’élite » pour la promotion des sciences devrait voir le jour avant la fin de l’année 2008 à Berlin. Cette décision résulte d’un accord conclu le 9 juin 2008, entre les quatre universités du Land, le Sénat de Berlin et les représentants des organismes de recherche extra-universitaires berlinois. Cette fondation remplace le projet de « Super-université » proposé en 2007 par Jürgen Zöllner (SPD), sénateur de Berlin en charge de l’enseignement, de la science et de la recherche.
Sous l’appellation « Berlin International Forum for Excellence », cette fondation bénéficiera, pour la période 2008-2011, de 160 M€ déjà prévus à cet effet par le Sénat du Land. Elle pourra également profiter de fonds privés, dans la mesure où les résultats des recherches qui y sont menées intéresseront l’industrie. C’est ce qu’ espère l’ancien Secrétaire d’Etat au BMBF (Ministère fédéral de l’Enseignement et de la Recherche), Wolf-Michael Catenhusen (SPD), qui a été chargé par le sénateur Zöllner des négociations pour la mise en place de cette nouvelle fondation.
Dans le cadre de l’initiative d’excellence – programme fédéral de soutien à la recherche universitaire lancé en 2005 et doté d’un budget global de 1,9 Mrd€ sur une période de 5 ans comprise entre 2006 et 2011 et constitué de 3 axes de soutien : les écoles doctorales, les clusters d’excellence et les stratégies d’avenir (ce dernier axe classant l’université dont la stratégie d’avenir est retenue au titre « d’élite ») dans le cadre desquels les universités présentent des projets évalués par un jury, les universités de Berlin ont obtenu les résultats suivants :
- L’Université Libre a obtenu le soutien de trois écoles doctorales, deux clusters d’excellence (dont un en commun avec l’université Humboldt) et une stratégie d’avenir, faisant de cette université une des 9 universités d’élite allemandes retenue à l’issue du concours ;
- l’Université Humboldt a obtenu le soutien de trois écoles doctorales et d’un cluster d’excellence (en commun avec l’Université Libre)
- enfin l’Université Technique a remporté une école doctorale et un cluster d’excellence.
Avec des instituts de recherche de poids, un positionnement croissant dans le classement des Länder et des infrastructures de recherche pour la biotechnologie, la médecine, les transports et les technologies de la communication et de l’information, le savoir est la matière première de Berlin.
La DFG (Deutsche Forschungsgemeinschaft – Agence de moyens de la recherche allemande) finance 28 unités de recherche spécialisée (SFB – Sondernforschungsbereich) réparties entre l’université libre, l’université technique, la Charité et l’université Humboldt. Ces SFB sont consacrées aux géosciences, aux procédés industriels, aux matériaux et à la physique, à la biologie/médecine et à la chimie.
Berlin abrite également l’un des 6 centres de recherche de la DFG (Matheon, Centre de recherche sur les mathématiques). Les centres de recherche de la DFG sont des centres d’excellence scientifique, intégrés au sein d’universités, qui ont vocation à devenir leaders internationaux dans leur domaine et à constituer un pôle d’attraction pour les meilleurs scientifiques étrangers.
• Instituts de recherche extra-universitaires
Instituts Max Planck
Berlin compte 5 Instituts Max-Planck, parmi lesquels l’institut Fritz-Haber de la Société Max-Planck (chimie et physique des surfaces et matériaux), l’institut Max-Planck pour la Génétique moléculaire et l’institut Max Planck pour la Biologie des infections.
Instituts Fraunhofer
Il y a 6 instituts Fraunhofer à Berlin :
- IPK : institut pour les installations de production et les techniques de construction
– ISST : institut pour les technologies du software et des systèmes
– IZM : institut pour la fiabilité et la microintégration
– FIRST : institut pour la modélisation architecturale et les technologies du software
– FOKUS : institut pour les systèmes de communication ouverts
– HHI : institut pour les technologies de l’information
- Le Max-Delbrück-Centrum für Molekulare Medizin, ou MDC, a été fondé en 1992 par le regroupement de trois instituts de l’Académie des Sciences de l’ex-RDA. Avec un budget de 66,9 millions d’euros et 740 collaborateurs, c’est aujourd’hui l’un des plus importants centres de recherche biomédicale en Allemagne. Le Centre Max-Delbrück relie recherche fondamentale en biologie moléculaire et recherche clinique, afin de faire bénéficier aux patients aussi rapidement que possible ces dernières avancées scientifiques.
Les chercheurs et les cliniciens travaillent au développement de nouvelles méthodes de diagnostic et de traitement des maladies graves, et étudient également les possibilités de prévention de l’apparition des maladies.
- les maladies cardio-vasculaires
– les recherches sur le cancer
– les neurosciences moléculaires
– la génétique, la bioinformatique et la biologie structurelle
– la croissance et la différenciation cellulaire
– la thérapie moléculaire
Les scientifiques du Centre Max Delbrück collaborent avec les médecins de deux cliniques : La clinique Robert Rössle pour le Cancer (RRK) et la clinique Franz Volhard pour les maladies cardiovasculaires, situées à Berlin-Buch. Elles forment une partie de l’école de médecine de la Charité.
Le Max-Delbrück-Centrum für Molekulare Medizin et la Charité sont des partenaires privilégiés de l’Inserm en matière de coopération bilatérale franco-allemande. Ces différents organismes coopèrent sur plusieurs projets de recherche biomédicale et clinique.
- L’Institut Hahn Meitner mène des recherches en physique des corps solides, rayonnements neutroniques et ioniques, énergie solaire, photovoltaïque, et sur les impacts des éléments-trace dans l’alimentation et la santé.
- L’Etat fédéral et le land de Berlin ont annoncé le 15 août 2007 la fusion de cet institut avec le BESSY(Source de rayonnement synchrotron de Berlin, membre de la société Leibniz) qui donne naissance à un nouveau centre de recherche intégré à la société Helmholtz dans les domaines de la Structure de la matière et de l’Energie. La fusion sera effective le 1er septembre 2009.
On compte 12 centres de la WGL à Berlin:
- BESSY : anneau de stockage à électrons pour le rayonnement synchrotron (va quitter la communauté Leibniz en 2009 pour fusionner avec l’institut Hahn-Meitner -HMI- de la communauté Helmholtz)
– Institut Ferdinand Braun pour les technologies à haute fréquence
– FMP : institut de recherche pour la pharmacologie moléculaire
– IGB : institut pour l’écologie aquatique et la pêche
– IKZ : institut pour les cristaux
– IZW : institut de zoologie et de recherche sur les animaux sauvages
– MBI : institut Max- Born pour l’optique non linéaire et la spectroscopie
– PDI : institut pour l’électronique des corps solides
– WIAS : analyse appliquée et stochastique
– DIW : institut allemand pour la recherche économique
– FIZ : centre d’information spécialisé en chimie
– WZB : centre scientifique de Berlin en recherche sociale
Deux nouveaux centres berlinois vont rejoindre la communauté Leibniz en janvier 2009 :
- le Centre allemand de recherche en rhumatologie de Berlin (DRFZ)
– le Musée d’histoire naturelle de Berlin (MfN)
Le Musée d’histoire naturelle de Berlin, l’un des plus célèbres du monde, était jusque là intégré à l’université Humboldt de Berlin. Il rejoint désormais la communauté Leibniz. Ce musée s’inscrit dans le complexe qui réunit l’institut de biologie et de géologie de Berlin. Il devrait recevoir à partir de 2009 6,5 M€/an pour son fonctionnement. En 2007 le musée a investit beaucoup de moyens dans sa rénovation. Il a réouvert ses portes après deux années de chantier. Grâce à son intégration dans la communauté Leibniz il a réussi à financer la rénovation, la modernisation des locaux et à s’assurer un financement jusqu’à 2015.
Parmi la multiplicité de centres sous tutelle, on citera :
- l’institut Robert Koch -Robert-Koch-Institut, RKI, chargé d’études épidémiologiques, de la surveillance des maladies infectieuses, de la conduite de recherches cliniques, de recherches dans les domaines de la pathologie virale, des réactions immunitaires, et des risques induits par les manipulations génétiques. Le RKI a également pour mission de produire des rapports sanitaires.
– l’institut de chimie appliquée de Berlin- Adlershof : recherche fondamentale en catalyse hétérogène notamment.
– le BAM : bureau fédéral pour la recherche et les tests sur les matériaux
– le PTB : bureau fédéral pour les technologies physiques
– l’institut de la Bundeswehr pour la protection d’un point de vue médical du travail et de l’environnement
– le centre allemand de rhumatologie
Les centres de recherche de Berlin sont impliqués dans de nombreux réseaux de compétences fédéraux. La ville en coordonne, plus spécifiquement, une dizaine.
Berlin est ainsi le centre d’un réseau de compétences sur la Biomimétique, « BioKON» (http://www.biokon.net).
Le Land est également le noyau du réseau « BioTOP Berlin-Brandebourg » (http://www.biotop.de), qui a pour objectif de faire des biotechnologies de la région de Berlin et du Brandebourg un centre d’excellence au niveau européen. Le cluster d’entreprises, qui regroupe actuellement 20 instituts de recherche, 160 entreprises employant 3200 personnes, se situe à la deuxième place en Allemagne derrière celui de Munich. L’activité se concentre dans les parcs technologiques d’Adlershof, Focus Medi port, Buch et Berlinbiotechpark.
Toujours dans le domaine des biotechnologies on peut citer « BioHyTec » (http://www.biohytec.de), réseau de technologies biohybrides qui développe des biocapteurs et des biopuces afin de consolider les secteurs de la bioanalytique et du diagnostic moléculaire.
Le projet GABI et le réseau des technologies ARN « RiNA » (http://www.rna-network.com) concernent aussi les biotechnologies. « GABI » (http://www.gabi.de), chargé d’analyser le génome dans le système biologique des plantes, est un projet collectif cofinancé par le Ministère fédéral de l’enseignement et de la recherche et par des entreprises privées. Celles-ci sont regroupées au sein de l’association GABI, réseau économique pour la recherche sur le génome végétal. Une agence de brevets et de licences est associée à GABI avec pour mission la commercialisation et la protection juridique des découvertes effectuées. Quant à « RiNA » il s’agit d’une plate-forme pour la coopération entre acteurs de l’économie et des sciences dans le domaine des technologies de l’ARN.
- un réseau de compétences sur les malformations cardiaques congénitales, « Kompetenznetz Angeborene Herzfehler » (http://www.kompetenznetz-ahf.de)
– un réseau sur les insuffisances cardiaques, « Kompetenznetz Herzinsuffizienz » (http://www.knhi.de/Kompetenznetz/Aktuelles.jsp)
– un réseau sur l’oncologie pédiatrique, « Kompetenznetz Pädiatrische Onkologie »(http://www.kinderkrebsinfo.de/index_ger.html )
– un réseau sur les rhumatismes « Kompetenznetz Rheuma » ( http://www.dgrh.de/knr.html)
– un réseau sur les attaques cérébrales « Kompetenznetz Schlaganfall » (http://www.kompetenznetz-schlaganfall.de/)
« BioProfil » (http://www.nutrigenomik.de) est un réseau de la région Berlin-Brandenbourg qui soutient la recherche et le développement dans le domaine de la nutrigénomique et possède notamment pour thématique cible : l’obésité, le syndrome métabolique et les complications associées (diabètes, pathologies cardiovasculaires), les pathologies intestinales cancéreuses ou non et les allergies.
« MOTIV » (http://www.motiv-medtech.de) est un centre de compétence des régions Berlin-Brandenbourg et Sarrebruck-Saarpfalz (Techniques médicales St-Ingbert/Berlin) qui est aussi l’initiateur et le moteur de développements novateurs en ingénierie médicale.
En matière de microsystèmes et de microélectronique, Berlin est le noyau du « ZEMI » (http://www.zemi-berlin.de), centre pour la technologie des microsystèmes. La ville dirige également un réseau sur les technologies optiques, «Optec Berlin-Brandebourg» (http://www.optecbb.de), et un réseau pour les technologies des transports, « FAV » (http://www.fav.de).
Concernant le domaine des micro-, nanotechnologies et technologies optiques on peut citer le réseau « NanOp »(http://www.nanop.de), Centre de compétences sur les nanostructures pour l’optoélectronique. Ce réseau a deux buts : accélérer la recherche et le développement des nanotechnologies appliquées à l’optoélectronique (nanostructures latérales et des techniques nano-analytiques) et faciliter le transfert technologique.
Dans le domaine de l’information et de la communication le « Réseau GEOkomm » (http://www.geokomm.net), réseau composé des acteurs du marché des SIG (Systèmes d’information géographiques), a pour but de faciliter l’intégration des connaissances externes dans le processus d’innovation des entreprises, renforçant ainsi les capacités concurrentielles de petites et moyennes entreprises.
Quand au réseau virtuel de compétence pour la réalité virtuelle et élargie « ViVERA » (http://www.vivera.org), qui concerne les régions de Magdebourg, Berlin, Chemnitz, Darmstadt et Rostock, son but est de relier les compétences des développeurs de réalité virtuelle, d’identifier les besoins en développement, de combiner les expériences et de les exporter à d’autres domaines d’application.
Adlershof (http://www.adlershof.de/index.php?wista0&L=0):
Adlershof, site scientifique et économique, a pour objectif de devenir le plus important parc technologique d’Europe. Ce site, qui accueille de jeunes sociétés développant des spécialités à fort contenu technologique, pourrait favoriser l’émergence de nouveaux acteurs «phare». Le site emploie déjà plus de 10.000 personnes. Ce parc technologique, dont la construction a été décidée en 1991 à l’emplacement de l’ancienne Académie des Sciences de la RDA, se situe dans la banlieue Est de Berlin. Il compte parmi les 15 plus grands parcs technologiques au monde. Il comporte trois ‘zones’ différentes : scientifique, économique, média.
La zone ‘scientifico-économique’ regroupe 12 instituts de recherche (hors instituts universitaires), 6 instituts de l’université Humboldt et environ 380 entreprises tournées vers les nouvelles technologies.
Les instituts de recherche et les entreprises s’intéressent principalement aux 4 domaines suivants : technologies optiques, technologies de l’information et de la communication, nouveaux matériaux et microsystèmes, biotechnologies et recherche environnementale/ énergétique. Un club de ‘business-angels’ a également été fondé.
Le parc comprend également 125 entreprises spécialisées dans les médias créant un total de 1000 emplois. Des productions ou opérations de post-production peuvent y être réalisées. Cette zone comprend entre autre 7 studios (dont le plus grand d’Allemagne) pour une superficie totale de 6500 m2 .
Parc biotechnologique de Berlin-Buch (http://www.campus-berlin-buch.de/e_unternehmen.shtml):
Afin d’accompagner le transfert de savoir-faire entre recherche et industrie, le Max Delbück Centrum a créé en 1992, en association avec Schering AG et l’institut de recherche FMP (Forschungsinstitut für Molekulare Pharmakologie), la compagnie BBB Campus Management Berlin-Buch GmbH.
BBB Management développe et gère le parc biotechnologique de Berlin-Buch, ainsi qu’une pépinière de start-ups issues du MDC. Le parc comprend aujourd’hui plus de 40 entreprises biomédicales avec environ 600 employés.
Dans le domaine des biotechnologies, les autres parcs technologiques berlinois sont les suivants : berlinbiotechpark Charlottenburg, Focus Mediport, les parcs de biotechnologies de Luckenwalde et Henningsdorf.
Rares sont les régions d’Europe où on peut observer une telle concentration d’institutions scientifiques et de recherche comme à Berlin : quatre universités comprenant la Charité pour la médecine, trois écoles d’art, sept écoles supérieures, plusieurs écoles privées supérieures et plus de 70 instituts de recherche de financement public ont leur siège dans la capitale et forment une excellente base pour un travail interdisciplinaire et une coopération avec le monde économique.
Les priorités de la politique de recherche et de développement du Land de Berlin, définies en accord avec la région Brandebourg, concernent les biotechnologies, les technologies médicales, la recherche sur les transports, les technologies de l’information et de la communication, mais aussi l’optique et les micro-systèmes.
De plus, Berlin finance une recherche importante en sciences sociales en plus d’un vaste potentiel de recherche fondamentale sur le traitement des problèmes à caractère sociétaux et économiques.
Les universités berlinoises forment à elles seules 4 cluster d’excellence et 7 centres d’étude et de recherche. L’Université libre de Berlin (Freie Universität) a pu, grâce à une dynamique innovante, intégrer l’International Network University. Les écoles supérieures seront dotées, dans les années à venir d’un budget de 210 millions d’euros, dont 53 sont destinés à la recherche de pointe dans le cadre de l’initiative d’excellence.
Une part importante du développement de la politique technologique du Land est due à la TSB, la fondation de technologie de Berlin. Elle structure et modernise les activités innovantes de Berlin et les distribue dans les quatre initiatives stratégiques : BioTOP Berlin-Brandenbourg pour les biotechnologies, FAV (Forschung und Anwendungsverbund Verkerstechnik – Association pour la recherche et de développement des technologies du transport) pour les transports, TSB Adlershof dans le domaine des technologies optiques et des technologies de micro-technique.
Le transfert de technologie constitue également une priorité de la ville de Berlin. Défini en partenariat avec le Brandebourg, il concerne en particulier le secteur des biotechnologies, des technologies de l’information et de la communication et des transports. L’optique et la technologie des microsystèmes ont récemment été rajoutées à cette liste.
Dans ces domaines, des réseaux d’innovation ont été créés. La Fondation pour la Technologie (Technologiestiftung Innovationszentrum Berlin) a joué un rôle important dans ce développement en favorisant le dialogue entre les hommes politiques, le secteur de la recherche et les entreprises.
La fondation oriente l’innovation par l’intermédiaire de Bio-TOP pour les biotechnologies, de l’association FAV pour les transports, de TSBmedici pour la recherche médicale et de Time Kontor pour les TIC et les médias.
Par ailleurs, les « associations de recherche interdisciplinaire » (« Interdisziplinäre Forschungsverbunde ») ont également joué un grand rôle dans la définition des priorités et la création de réseaux entre entreprises et secteurs de la recherche.
Un des objectifs principaux du Land est le développement des parcs d’innovation d’Adlershof et de Berlin-Buch.
Ces deux technopôles permettent un échange constant entre les institutions de recherche et les entreprises.
A ce titre, le parc de Berlin-Buch, est attractif pour les entreprises de biotechnologie parce qu’il se situe à proximité de grandes institutions de recherche comme le Centre Max Delbrück pour la médecine moléculaire, l’institut de pharmacologie moléculaire, la clinique universitaire Robert-Rössle de la Charité pour les maladies tumorales et la clinique Franz Volhardt pour les maladies cardiovasculaires.
La technologie des microsystèmes et de l’optique se sont développés dans le technopôle d’Adlershof avec l’implantation du Centre pour la Technologie des Microsystèmes, et le travail du réseau de compétences Optec-Berlin-Brandebourg.
Enfin, il existe une coopération intensive entre les institutions de recherche et les entreprises de Berlin et celles du Brandebourg, tout particulièrement dans les domaines de l’optique et des microsystèmes.
Le Land de Berlin attache une très grande importance aux relations européennes et internationales. Il cherche à cultiver et à développer ces relations, en particulier dans le domaine des sciences. Pour cela, il doit s’assurer que sa recherche est bien représentée dans toute l’Europe. Les nouveaux entrants dans l’Union Européenne sont la première cible de ces efforts.
Le Land a des ressources exceptionnelles en matière de sciences humaines et sociales concernant certaines régions du monde. A ce titre, l’université Humboldt possède un centre d’études britanniques et un Institut de l’Europe du Nord. L’université technique possède un centre d’études françaises, et l’université libre un centre d’études d’Europe de l’Est.
Berlin possède de nombreuses ressources dans le domaine des études nord-américaines, latino-américaines, africaines et asiatiques.
Les études islamiques constituent aujourd’hui une des priorités du Land. Le groupe de travail « Modernité et Islam », composé de chercheurs académiques venant d’institutions diverses, prend en compte l’importance politique croissante de l’Islam en combinant des méthodes philologiques et historiques avec des approches sociologiques.
La densité, la diversité et la qualité exceptionnelles des institutions scientifiques de Berlin offrent de nombreux avantages et sont un fondement efficace pour la mise en place de contacts et de coopérations internationales.
Dans cette optique, les ressources scientifiques de Berlin doivent être développées et renforcées, au moyen de réseaux et d’infrastructures ciblées. La ville met pour cela à profit ses opportunités d’échange et d’accueil de scientifiques ainsi que de communication dans les forums et les centres de rencontre, tels l’Institut d’Etudes Avancées et l’Académie des Sciences de Berlin-Brandebourg. Elle profite également des possibilités offertes par les parcs d’innovation d’Adlershof et de Berlin-Buch.
- Université libre : 34.000 étudiants (2006).
Site : www.fu-berlin.de
- Université technique : 27.966 étudiants (2007).
Site : www.tu-berlin.de
- Université Humboldt : 34.612 étudiants (2008).
Site : www.hu-berlin.de
- Ecole supérieure spécialisée Alice-Salomon d’études et de pédagogie sociales (Berlin)
Site : www.asfh-berlin.de
- Ecole supérieure spécialisée de technique et d’économie de Berlin
Site : www.fhtw-berlin.de
- Ecole supérieure spécialisée d’administration et de droit de Berlin
Site : www.fhvr-berlin.de
- Ecole supérieure spécialisée d’économie de Berlin
Site : www.fhw-berlin.de
- Ecole supérieure spécialisée Technique de Berlin
Site : www.tfh-berlin.de
• Instituts de la société Max Planck (www.mpg.de) :
- Institut Max-Planck de recherche pédagogique
Site : www.mpib-berlin.mpg.de
- Institut Fritz-Haber de la société Max-Planck
Site : www.fhi.mpg.de
- Institut Max-Planck de génétique moléculaire
Site : www.molgen.mpg.de
- Institut Max-Planck de biologie de l’infection
Site : www.mpiib-berlin.mpg.de
- Institut Max-Planck d’histoire des sciences
Site : www.mpiwg-berlin.mpg.de
• Instituts de la société Fraunhofer (www.fraunhofer.de) :
- Institut Fraunhofer des installations de production et des techniques de construction IPK
Site : www.ipk.fraunhofer.de
- Institut Fraunhofer de technique des systèmes et des logiciels ISST
Site : www.isst.fraunhofer.de
- Institut Fraunhofer de fiabilité et de micro-intégration IZM
Site : www.izm.fraunhofer.de
- Institut Fraunhofer de conception assistée par ordinateur et technique des logiciels FIRST
Site : www.first.fraunhofer.de
- Institut Fraunhofer des systèmes publics de communication FOKUS
Site : www.fokus.fraunhofer.de
- Institut Fraunhofer des techniques de communication – Institut Heinrich Hertz (HHI)
Site : www.hhi.fraunhofer.de
• Instituts de la société Leibniz (www.wgl.de) :
- BESSY Société berlinoise des anneaux de stockage pour rayonnement synchrotron (jusqu’en 2009)
Site : www.bessy.de
- Institut allemand pour la recherche économique DIW
Site : www.diw.de
- Centre d’information spécialisé en chimie FIZ
Site : www.fiz-chemie.de
- Institut Ferdinand Baraun pour les techniques à hautes fréquences FBH
Site : www.fbh-berlin.de
- Institut de recherche en pharmacologie moléculaire FMP
Site : www.fmp-berlin.de
- Institut d’écologie des eaux et de la pêche dans les eaux intérieures IGB
Site : www.igb-berlin.de
- Institut d’étude des cristaux IKZ
Site : www.ikz-berlin.de
- Institut de recherche sur les animaux de zoo et les animaux sauvages IZW
Site : www.izw-berlin.de
- Institut Max Born d’optique non-linéaire et de spectroskopie de courte durée MBI
Site : www.mbi-berlin.de
- Institut Paul Drude d’électronique des corps solides PDI
Site : www.pdi.wias-berlin.de
- Institut Weuerstraß d’analyse appliquée et de stochastique WIAS
Site : www.wias-berlin.de
- Centre scientifique de Berlin en recherche sociale WZB
Site : www.wz-berlin.de
A partir de janvier 2009 :
- Centre allemand de recherche en rhumatologie de Berlin (DRFZ)
- Musée d’histoire naturelle de Berlin (MfN)
• Instituts de la société Helmholtz (www.helmholtz.de) :
- Institut Hahn Meitner de Berlin HMI (fusionne avec le BESSY en septembre 2009)
Site : www.hmi.de
- Centre Max Delbrück de médecine moléculaire MDC
Site : www.mdc-berlin.de