PRESENTATION GENERALE
Introduction
Issu de la fusion des deux provinces prussiennes de Rhénanie et de Westphalie (RNW) en 1946 sous l’autorité britannique, le land de Rhénanie du Nord-Westphalie (dont la capitale est Düsseldorf) est le land le plus peuplé d’Allemagne. Avec 18 millions d’habitants (22% de la population allemande), 29 villes indépendantes de plus de 100 000 habitants , 35 autres villes de plus de 60 000 habitants, c’est également une des régions les plus denses d’Europe avec 530 habitants au kilomètre carré. Sa superficie de 34 085 km² en fait le quatrième plus grand land d’Allemagne. Environ 40% de la population de l’Union Européenne habite dans un rayon de 500 km de Düsseldorf, la capitale du Land. La RNW est une région très dynamique au point de vue industriel et financier : son PIB s’élevait en 2007 à 529,41milliards d’euros, soit 21,8% du PIB de l’Allemagne, ce qui correspond à un PIB par habitant de 29,4 k€. La RNW représente 30% de la production industrielle allemande. Si la Rhénanie du Nord-Westphalie était un état indépendant, elle serait la 15ème puissance économique mondiale derrière l’Inde et devant l’Australie, les Pays-Bas, Taiwan et l’Argentine et dans les dix premiers pays en terme de PIB/habitant.
Situé aux confins du « Limes » romain et du monde germanique durant l’antiquité, le land reste caractérisé par sa position de carrefour entre Europe latine et germanique. Cette double influence culturelle récurrente dans l’histoire du land et une situation géographique exceptionnelle sur l’artère commerciale du Rhin, expliquent l’ouverture de la Rhénanie du Nord-Westphalie aux échanges et aux flux de population. A titre d’exemple, le taux d’ouverture du land (exportations + importations /PIB) atteignait 66,9% en 2007.
Politique et gouvernement
La Rhénanie du Nord – Westphalie est gouvernée depuis 2005 par Jürgen Rüttgers (CDU) qui fut ministre fédéral de l’éducation, de la science, de la recherche et de la technologie de 1994 à 1998 sous le chancelier Helmut Kohl. Sur 187 sièges au Landtag, 89 sont occupés par des membres de la CDU, 74 par la SPD, 12 par la FDP, 11 autres par les verts et 1 par un indépendant/ non-inscrit.
Dans la liste du gouvernement du Land, le second du Ministre Président est le Ministre de l’innovation, de la science, de la recherche et de la technologie, Andreas Pinkwart (FDP).
Les précédents ministres-présidents du Land ont été Johannes Rau (SPD) de 1978 à 1998, Wolfgang Clement (SPD) de 1998 à 2002 et Peter Steinbrück (SPD) de 2002 à 2005.
Economie
De grandes entreprises industrielles de renommée internationale telles que E-ON, RWE, Bayer, Krupp-Thyssen, Ford et Henkel sont basées en RNW. Les secteurs les plus importants sont la chimie, l’électronique, la mécanique ainsi que le génie électrique, suivis par la métallurgie et les moteurs de véhicules. Ainsi, la Rhénanie du Nord – Westphalie constitue une passerelle pour le commerce international en Europe. La moitié des 50 plus grandes entreprises allemandes, parmi lesquelles on peut citer Metro, REWE, Tengelmann, Aldi, Karstadt, Haniel, Stinnes, ont leur siège en RNW. Renault Allemagne et Toshiba Europe utilisent aussi la Rhénanie du Nord – Westphalie et ses excellentes connexions en matière de transport pour y baser leurs marchés européens.
La RNW est également un centre très important pour les assurances, la finance, ainsi que pour les salons et expositions interprofessionnelles. Près de 200 compagnies d’assurances sont basées en RNW et la place boursière de Düsseldorf est la quatrième plus importante en Europe. Près de 50 salons internationaux ont régulièrement lieu annuellement à Cologne, Düsseldorf, Essen et Dortmund.
La Rhénanie du Nord – Westphalie possède également la plus grande concentration d’instituts de recherche et d’enseignement supérieur en Europe. Le transfert de technologie et la recherche systématique d’applications commerciales génèrent un climat d’investissement favorable à l’expansion économique et à la création d’emplois axés sur l’avenir. La RNW encourage les technologies modernes et les solutions intelligentes, par exemple dans les secteurs de la protection de l’environnement, des technologies énergétiques, des transports, des télécommunications et des technologies médicales. Le secteur des médias fait également l’objet d’une expansion extraordinaire : 275 000 personnes sont employées dans ce secteur.
La Rhénanie du Nord – Westphalie est aussi de loin la région numéro un pour les investissements étrangers en Allemagne : au cours des dernières années, la part des investissements étrangers en NRW est passée à 46%. Ils représentent 85 milliards d’euros, soit près de 25% des investissements directs venant de l’étranger dans toute l’Allemagne.
Le nombre d’emplois dans l’industrie est tout de même en baisse, entre 1980 et 2001, il a chuté de 30%. Durant cette même période, le nombre d’emplois du secteur tertiaire a augmenté de 44% et représente actuellement 63% de l’ensemble des emplois. Les prestations de services représentent 70% du PIB en NRW ; l’industrie 29%. Le taux de chômage s’élevait quant à lui en mars 2008 à 8,4% de la population active.
Site du ministère de l’économie et de l’énergie en RNW : http://www.wirtschaft.nrw.de/
Culture et tourisme
La Rhénanie du Nord – Westphalie propose – d’après une étude de l’UNESCO – un des paysages culturels des plus significatifs : 350 musées, parmi lesquels plusieurs de renommée mondiale (le musée Wallraf Richartz, la collection d’art Ludwig, le musée germano-romain de Cologne) ; la collection d’art de NRW à Düsseldorf, le musée de l’abbaye de Mönchengladbach, le musée Folkwang à Essen… Il existe plus de 100 scènes de tailles diverses pour le théâtre, l’opéra, la danse ou le cabaret permettant de mettre en place un programme culturel très étoffé. On y compte des lieux comme l’opéra près du Rhin ou le théâtre de danse de Wuppertal, 60 orchestres de styles musicaux variés et 170 écoles de musique qui permettent de préserver la culture musicale de NRW au fil des années.
Le sport tient également une place importante en NRW, et les résultats se font sentir. Tous les sports sont représentés, du niveau amateur jusqu’au niveau professionnel : le football avec un grand nombre de clubs en première division (Bundesliga) ainsi que « l’Arena » de Schalke près de Gelsenkirchen, qui est l’un des stades les plus modernes du monde et une merveille de technologie, mais aussi l’aviron, l’équitation et une multitude d’autres sports…
Universités et Recherche
La Rhénanie du Nord – Westphalie est une région à la pointe de la Technologie et de la Recherche scientifique : elle compte 59 établissements d’enseignement supérieur, 3 organisations majeures de recherche, 12 instituts Max Planck, 13 instituts Fraunhofer, 10 instituts de la communauté Leibniz, 63 centres de technologie, 30 centres de transfert de technologie ainsi que deux grands centres de recherche (DLR et FZJ), et prochainement un troisième (DZNE), de la communauté HGF (Helmholtz Gemeinschaft) répartis sur tout le Land. Les domaines représentés (biotechnologies, microélectronique, analyse sensorielle et intelligence artificielle, technique des matériaux et technologies environnementales) posent les bases pour le développement des technologies clés qui vont donner de l’essor à une dynamique industrielle, qui se fait en étroite coopération avec la science.
La recherche de base pratiquée dans les écoles techniques supérieures ou dans les instituts Max Planck et Fraunhofer est le moteur de l’avancée technologique. Et les liens étroits avec l’industrie dans le transfert de technologie rendent cette recherche très fructueuse. Le centre de recherche de Jülich (FZJ – Forschungszentrum Jülich) et l’agence spatiale allemande (DLR – Deutsches Zentrum für Luft- und Raumfahrt) à Cologne – Porz effectuent par exemple des travaux de recherche de renommée internationale.
Des réseaux de compétence permettent ensuite de relier les savoir-faire et proposent des plates-formes technologiques permettant d’échanger les expériences et de monter des coopérations.
Par ailleurs, trois nouvelles écoles supérieures spécialisées sont en train d’être crées pouvant chacune accueillir 2 500 étudiants : l’école supérieure spécialisée de Hamm-Lippstadt, l’école supérieure spécialisée du Nördlicher-Niederrhein et l’école supérieure spécialisée du Westliches Ruhrgebiet. Les futurs présidents d’établissements ont été nommés fin janvier dernier, à savoir le Prof. Dr. Zeppenfeld pour Hamm-Lippstadt, le Prof Dr. Marie-Louise Klotz pour le Nördlicher Niederrhein et le Prof. Dr. Eberhard Menzel pour le Westliches Ruhrgebiet. Leur désignation officielle à la tête de ces établissements n’aura cependant lieu que le 1er mai prochain, date de l’entrée en vigueur de la loi. Outre ces trois établissements, un projet d’agrandissement de huit autres a été entériné le 13 janvier dernier et un appel d’offre est toujours en cours actuellement pour la construction d’une école supérieure spécialisée consacrée aux métiers de la santé. Pour ces différentes mesures, le Land met à disposition près de 1,3 millard d’euros.
Enfin, il est à noter que le nombre d’étudiants de premier semestre inscrit durant le semestre d’hiver 2008/2009 a augmenté de 7% par rapport à la même période de l’année précédente. Le nombre d’étudiants global a quant-à-lui augmenté de 2,7% sur la période indiquée précédemment.
ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET RECHERCHE
Budget et personnel
Les pouvoirs publics de la Rhénanie du Nord-Westphalie ont le projet de transformer la région en « Wissenland », Land du savoir. En 2006, le Land consacrait 36,9% (17,8 milliards d’euros) des 48,2 milliards d’Euros de son budget à la formation, la science et la recherche.
Enseignement supérieur
Avec 37 établissements d’enseignement supérieur publics et 22 privés, la NRW présente un des paysages d’enseignement supérieur les plus denses d’Europe. On comptait pour le semestre d’hiver 2007/2008 462.784 étudiants inscrits dans les établissements d’enseignement supérieur. Ceux-ci ne représentent pas seulement une nouvelle génération de personnes qualifiées pour l’industrie, mais aussi des futurs chercheurs potentiels qui vont contribuer au développement du Land.
La NRW dispose de nombreuses infrastructures d’enseignement supérieur :
- 14 universités publiques regroupant un grand nombre de domaines d’enseignement
- 12 université de sciences appliquées publiques (Fachhochschulen)
- 7 écoles supérieures d’art et de musique publiques
Politique de la recherche et de la technologie et réseaux de compétences associés
Le Ministère de l’Innovation, de la Science, de la Recherche et de la Technologie soutient l’essor de la RNW par la promotion de l’excellence et de l’innovation. Il souhaite orienter le profil du paysage scientifique dans les directions ci-dessous:
Sciences de la vie, où sont associés les savoirs scientifiques interdisciplinaires dans les domaines suivants :
- Les techniques médicales et matériaux biologiques, portés notamment par le réseau de compétences TELTRA pour la traumatologie télématique.
- La neurologie.
- La recherche sur les cellules souches, où se côtoient l’univers biomédical et les sciences humaines en un vaste réseau (Kompetenznetzwerk Stammzellforschung) à travers toute la région, considéré comme un exemple modèle dans le but d’identifier de nouveaux champs d’investigation.
- Les biotechnologies blanches, où on note l’initiative Biotechnologie NRW qui englobe les domaines de la recherche sur la bioinformatique, les nano-biotechnologies ainsi que d’autres applications de la médecine. Depuis janvier 2006 existe également le Science to Business-Center à Marl, réalisant des activités de la recherche fondamentale jusqu’à la production pilote.
- Génomique chimique et protéomique, avec un réseau de compétences BioRiver-Life Science im Rheinland, développant produits, procédés, méthodes, prestation de services essentiellement voués aux marchés futurs : bioinformatique, puces protéiques…
Optique, nanotechnologie, microtechnologie, vecteurs essentiels d’innovations avec :
- Les trois réseaux pour les techniques d’information, dans le but de mettre en évidence des applications, d’initier des coopérations avec l’industrie.
- Le réseau de compétences IVAM, porteur du projet NeMa (Neue Materiallen).
- Les réseaux de compétence OpTechNet (Duisbourg) consacré à l’optoélectronique, et PhotonAix (Aachen) pour les techniques lasers.
- « Nouveaux matériaux », soutenus par l’initiative « Werkstoffland NRW ». On note le réseau Kunststoff-Innovationszentrum spécialisé dans la chimie des polymères (Aachen) et les techniques de surface, ainsi que les implantations textiles à Krefeld ou Mönchengladbach.
Recherche énergétique et environnementale, du développement industriel jusqu’à la mise sur le marché, concernant :
- Les énergies renouvelables, photovoltaïque par exemple (Arbeitsgemeinschaft Solar), domaine dans lequel la RNW est reconnue mondialement.
- La réduction des pertes énergétiques des bâtiments.
- Le développement de la pile à combustible, avec le réseau de compétences Brennstoffzelle und Wasserstoff. On y prépare les composants de la pile, l’intégration du système, le carburant et y étudie également des questions de fonds. Seule une forte amélioration du rapport efficacité/prix de la pile la rendront viable.
- Les techniques de production d’électricité. L’université d’Aix-la-Chapelle a récemment développé un type de centrale à charbon émettant moins de CO2.
- L’eau, et notamment les techniques membranaires présentant des avantages environnementaux et techniques.
- Génie mécanique et productique, domaines clés pour rester concurrentiel dans le domaine de la production, qui occupe 1,58 million d’actif dans la région, et qui trouvent des applications dans de nombreuses branches, telles que la chimie, le textile, le multimédia… L’industrie automobile, autre point fort de la région, est bien entendu concernée. Plusieurs réseaux de compétence se concentrent sur ces thématiques.
Pour plus d’informations à ce sujet, voir le Bundesbericht Forschung 2008 : http://www.bmbf.de/pub/bufi_2008.pdf (page 484).
Paysage de la recherche
La NRW dispose aussi de nombreux instituts de recherche extra-universitaires dans des domaines très variés :
- 13 instituts et centres Fraunhofer qui concernent les domaines de recherche suivants : la logistique, le calcul scientifique, les technologies de l’information, les technologies de production, les médias et la communication, la micro-électronique, la biologie moléculaire, les sciences de la vie ainsi que les techniques énergétiques et de l’environnement.
- 12 instituts Max Planck dans les domaines suivants : chimie organique, mathématiques, matériaux, biologie, recherche neurologique, physiologie moléculaire, radioastronomie…
- 10 instituts de la communauté Leibniz spécialisés en sciences du vivant, médecine, mathématiques, sciences naturelles et de l’ingénieur, sciences économiques et sciences de l’environnement.
- 2 (bientôt 3) centres de recherche de la société Hermann-von-Helmholtz :
- une antenne de l’agence spatiale allemande (DLR) basée à Cologne qui regroupe 1500 employés. Ses domaines de recherche se concentrent sur l’aéronautique, l’aérospatiale ainsi que la recherche énergétique (plus particulièrement les énergies renouvelables, notamment solaire).
- le Centre de recherche de Jülich (FZJ) qui regroupe 4399 employés (parmi lesquels 1278 scientifiques, 377 doctorants, et 348 élèves en apprentissage, plus de 800 scientifiques étrangers de 50 pays différents invités chaque année) sur 2,2 km² et dont les domaines de recherche prioritaires sont : la structure de la matière, l’énergie, les technologies de l’information, les processus biologiques de la vie et la recherche environnementale. Son budget annuel s’élève à 360 millions d’euros. Un partenariat très étroit avec l’Université d’Aix-la-Chapelle est en préparation. Cette alliance JARA disposera d’un budget total de 908 millions d’euros et réunira près de 11.000 employés.
- Un centre sur les maladies neurodégénératives (DZNE) est en train d’être mis en place à Bonn.
- 63 des 200 centres technologiques (pépinières d’entreprises) d’Allemagne
D’autres informations sont disponibles sur le site du ministère de l’Innovation, la Science, la Recherche et la Technologie en RNW : http://www.innovation.nrw.de/
Transfert technologique et transfert de connaissances
L’objectif du gouvernement de NRW est de mettre le potentiel d’innovation du land au service de l’industrie. Pour y parvenir, elle souhaite intensifier encore les échanges entre la recherche scientifique et le monde de l’industrie et de l’économie. A ce titre, plusieurs mesures ont été prises, parmi lesquelles on peut noter :
- L’identification de thèmes stratégiques, afin d’accélérer la recherche dans les directions offrant de nouvelles chances de marché, de nouveaux emplois.
- La création de réseaux pour relier la science et l’industrie, une communication et une coopération efficaces étant la base du développement.
- L’intensification des échanges de personnels entre la science et l’industrie afin de favoriser les retours d’expérience.
- Une politique active d’encadrement et de conseil aux chercheurs pour la mise au point de brevets, un soutien financier pour le dépôt de brevets et une mise en valeur de ces brevets.
- Le programme PFAU, qui encourage de jeunes scientifiques à fonder leur propre entreprise. En deux ans, soutenus par une subvention, ceux-ci doivent développer un projet innovant au sein d’une université ou d’une école supérieure et, à terme, l’amener sur le marché.
Activités et coopérations internationales
Dans de nombreux domaines, en tant qu’ancien bassin minier notamment en ce qui concerne la Ruhr, la RNW est confrontée aux mêmes problèmes que la région française du Nord-Pas-de-Calais. C’est pourquoi ce Land et cette région française sont deux régions partenaires. De nombreux jumelages existent entre des communes des deux régions. La saison France Rhénanie du Nord – Westphalie en 2008 et 2009, cadre de nombreuses actions en coopération, aura contribué à renforcer les liens déjà très forts qui existaient. En effet, la RNW est le Land le plus francophone d’Allemagne. Y siège de nombreuses entités françaises et franco-allemandes, tels des instituts culturels, un Bureau de coopération universitaire ou encore la Mission économique à Düsseldorf.
Enseignement supérieur et recherche
Le Ministère de l’Innovation, de la science, de la recherche et de la technologie conclut des accords avec les établissements d’enseignement pour la mobilité des chercheurs et le soutient à la création de réseaux de recherche internationaux. L’implication des entreprises, instituts de recherche et établissements d’enseignements de la NRW dans les programmes de recherche européens est d’ailleurs bien supérieure à la moyenne.
Les établissements d’enseignement supérieur entretiennent de nombreuses relations avec la France. Pour exemple, l’Université de Bonn a un partenariat avec La Sorbonne. Celle d’Aix-la-Chapelle, reconnue comme une des 9 universités d’élite d’Allemagne, dispose également de nombreuses relations en France, dans les domaines scientifiques et techniques en particulier. Son partenariat avec le Centre de recherche de Jülich en fait un haut lieu de la recherche scientifique.
Les entités de recherche sont également très orientées vers la France. Le Centre de recherche de Jülich présente une coopération très active avec le CEA notamment.
Liste des universités et nombre d’étudiants au semestre d’hiver 2007/2008
Liste des écoles supérieures spécialisées (Fachhochschulen)
Liste des instituts de recherche
Instituts de la société Max Planck : www.mpg.de
Instituts de la société Fraunhofer (www.fraunhofer.de) :
Instituts de la société Leibniz : www.wgl.de
Instituts de la société Helmholtz : www.helmholtz.de
ANNEXES
ANNEXE 1 : Coopérations entre la Rhénanie du Nord-Westphalie (RNW) et la France
- Initiative européenne pour la recherche EUREKA : offrant un cadre pour des projets de coopérations transnationaux en recherche et développement (biotechnologie, matériaux, …).
Biotechnologies :
- Cadre : coopération bilatérale entre l’Université Paris Sud (laboratoire biotechnologie-bioprocédés) et l’INSA-Toulouse pour la France et le centre de recherche de Julich pour la RNW, ainsi que l’institut botanique de l’université de Bonn, et l’université de Bielefeld.
- Coopération européenne, 6ème PCRD : réseau d’excellence européen en nanobiotechnologie Nano2life : coordinateur français : CEA et coordinateur allemand bioanalytik-Münster. Participent également l’INSERM, le CNRS côté français, le center for nanotechnology et l’université de Münster côté allemand.
Coopération étroite pour la recherche génétique sur les plantes entre les programmes nationaux « Génoplante » pour la France et « GABI » pour l’Allemagne, avec l’institut Max-Planck de recherche sur les cultures de Cologne, et le management de projet de Jülich.
Ecologie :
- Cadre : coopération européenne dans le cadre du réseau WoodWisdom-Net entre le centre technique du bois et de l’ameublement (CTBA) à Paris, le département d’écologie de la forêt, la prairie, les milieux aquatiques de l’INRA à Montpellier et le management de projet de Jülich pour la RNW.
Electronique :
- Cadre : coopération bilatérale entre le Centre d’Exploration et de Recherche Médicales par émission de Positons (CERMEP) pour la France et le laboratoire du Zentralinstitut für Elektronik (Zel) pour la RNW.
Géosphère :
- Cadre : coopération bilatérale Université Pierre et Marie Curie, CNRS, INRA, ENS Paris et le BRGM Orléans pour la France et l’Institut für Chemie und Dynamik der Geosphäre (IGC) pour la RNW.
Médecine :
- Cadre : coopération bilatérale entre l’INSERM et le CNRS pour la France et l’Institut für Medizin pour la RNW.
- Volume indicatif : 72 collaborations, 123 publications conjointes.
Nanotechnologie :
- Cadre : coopération bilatérale entre le Collège de France et l’Institut für Schichten und Grenzflächen (ISG).
Génomique :
- Cadre : collaboration entre les programmes nationaux respectifs : AGANAE pour la France et FUGATO pour la RNW.
Mathématiques :
- Cadre : coopération européenne entre le CNRS (IDRIS) pour la France, le Zentralinstitut für angewandte Mathematik (ZAM) pour la RNW ainsi que l’ EADS et l’ EPS.
Photovoltäique :
- Cadre : Coopération bilatérale entre l’Ecole Polytechnique (Palaiseau), l’Université de Metz et l’Université des Sciences Jules Verne d’Amiens pour la France et l’Institut für Photovoltaik (IPV).
Sciences des matériaux :
- Cadre : coopération bilatérale entre le CNRS pour la France et l’Institut für Festkörperforschung (IFF) pour la RNW.
Physique des particules :
- Cadre : coopération bilatérale entre le CEA, le CNRS, le Grand Accélérateur National d’Ions Lourds (GANIL) pour la France et l’Institut für Kernphysik (IKP) et l’Institut für Plasmaphysik (IPP) pour la RNW.
Techniques Energétiques :
- Cadre : coopération bilatérale entre le CEA, l’Ecole Nationale Supérieure d’Electrochimie et d’Electrométallurgie de Grenoble et l’Ecole Nationale supérieure de Chimie de Paris pour la France et l’Institut für Werkstoffe und Verfahren der Energietechnik pour la RNW.
Aéronautique et spatial :
- Cadre : coopération européenne entre le CNES et l’ONERA pour la France, le DLR pour la RNW et le réseau des centres d’utilisateurs USOC, Rosetta et CADMOS.
Techniques de qualité/sécurité :
- Cadre : coopération bilatérale entre le Centre de Physique des Plasmas et Applications de Toulouse (CPAT), l’Institut de Radioprotection et de Sureté Nucléaire (IRSN) et l’Association pour la Promotion du Contrôle de Qualité des Analyses de Biologie Médicales en Radiotoxicologie (PROCORAD) pour la France et le Geschäftsbereich und Strahlenschutz pour la RNW.
Transports et Travaux publics :
- Cadre : coopération bilatérale dans le domaine des transports terrestres guidés : DEUFRAKO réunit notamment l’ADEME et l’ANVAR côté français, et le Projektträger Mobilität und Verkehr, Bauen und Wohnen au TÜV Rheinland Group, à Cologne pour l’Allemagne.
Sciences humaines et Sociales :
- Cadre : coopération bilatérale entre le Centre de Recherche Politiques de Sciences Po, Paris (CEVIPOF) et le Centre de Sociologie des Organisations (CSO) pour la France et le Max-Planck-Institut für Gesellschaftsforschung de Cologne pour la RNW.
Information et communication :
- Cadre : coopération multilatérale soutenue par l’union européenne, coordonné par le DLR de Cologne, suivi par l’Association Nationale de la Recherche Technique (ANRT) en France.
ANNEXE 2 : Coopération des grands organismes de recherche français et de Rhénanie du Nord-Westphalie
COLLABORATIONS CNRS
Les collaborations avec le CNRS font apparaître 3 Groupements de Recherche Européens (GDRE) et un Laboratoire Européen Associés (LEA) essentiellement franco-allemands dans lesquels des équipes de Rhénanie du Nord-Westphalie apparaissent (sur un total de 70 collaborations franco-allemandes structurées) :
- GDRE « Fluides complexes », 2002-2007, Chimie physique, Université de Munster avec 8 équipes françaises et 7 équipes allemandes.
- GDRE « Surface of Materials in Living Environment», Université de Duisbourg-Essen, financé par la DFG, avec le laboratoire de génie chimique de Toulouse.
- GDRE « Sollab », alliance de laboratoires européens pour le développement de la recherche et les technologies solaires à concentration, Solar Research Division du DLR de Cologne avec le Laboratoire Procédés, Matériaux et Energie Solaire de Font-Romeu.
- LEA « HiRes », Spectroscopie moléculaire à haute résolution, 2006-2009, Institut de physique, Université de Cologne, Institut de chimie physique, Université d’Aachen avec le Laboratoire de Physique des Lasers, Atomes et Molécules de Liile I, et le Laboratoire Interuniversitaire des Systèmes Atmosphériques de Paris XII.
COLLABORATIONS INSERM
En 2004, les équipes de l’INSERM entretenaient 72 collaborations avec des laboratoires de la Rhénanie du Nord-Westphalie (13,5% de ses collaborations avec l’Allemagne) et ont ainsi produit 123 publications conjointes.
- Les principaux thèmes de coopération sont (par ordre d’importance) :
Neurosciences
- Cancer / Immunologie
- Biologie moléculaire et cellulaire / Biochimie
- Imagerie médicale
- Cardiologie (aspects physiologiques et moléculaires)
- Santé publique
Les partenaires de l’INSERM sont principalement les universités et les centres hospitalo-universitaires. Il existe néanmoins 4 collaborations avec l’institut Max Planck de physiologie moléculaire (Dortmund), 2 collaborations avec l’institut de recherche BAYER (Wuppertal) et une collaboration avec BAYER Cropscience (Monheim am Rhein).
On peut également citer une collaboration entre Philippe Hartemann de l’ERI 11 (Evaluation et prévention des risques professionnels et environnementaux) de Nancy et le professeur Exner, chef du département de l’hygiène et de la santé publique de la faculté de médecine de Bonn.
COOPERATIONS INRA (année 2004)
- Ducruet Jean-Marc – BV – Versailles
Application de techniques non-invasives (fluorescence et luminescence chlorophyliennes) à la biologie intégrative de mutants – Collaboration avec: Université de la Ruhr – laboratoire de Bochum (professeur Matthias Rogner)
- Gallardo Karine – GAP – Dijon
Analyses des données de microarrays EMMA – LIMS – Utilisation des puces à ADN pour l’analyse des profils d’expression des gènes dans les graines de Medicago truncatula – Collaboration avec: Université de Bielefeld – Laboratoire Helge Kuester
- Axelos Monique – CEPIA – Nantes
Expériences de diffusion de neutrons en collaboration avec Christel Schnitzler – Collaboration avec: Institut fur Festkorperforschung, Forschungszentrum Julich
- Dauphin Aurelien , Jambois Anne – EFPA – Nancy
Effet de l’hypaphorine sur le recyclage cellulaire – Collaboration avec: Université de Bonn, Institute of cellular and molecular botany , Bonn
- Vachier Pierre – EA – Versailles
Exploitation de données – Collaboration avec: Institut de recherche de Jülich
Dans le cadre de réseaux européens :
- projet trilatéral DILEMA GABI-Génoplante-Espagne qui implique notamment les équipes de Paul Schulze-Lefert et Jane Parker du Max Planck Cologne, et celles de l’URGI et du LIPM (Dominique Roby) pour l’INRA en France
- FP6 Grain Legumes integrated project: LIPM (Pascal Gamas et Jérôme Gouzy) – Université Bielefeld (Helge Küster et Folker Meyer) -MIPS Munich (Klaus Meyer)
COOPERATIONS CEA
- Avec l’Institut Fraunhofer pour les techniques laser ILT Aix la Chapelle
- Projet CLFA – Coopération Laser Franco – Allemande (Coopération entre le CEA, le CNRS et l’ILT d’Aix-la-Chapelle au sein de la CLFA).
- Avec l’Institut Fraunhofer de circuits et de systèmes Microélectroniques IMS à Duisburg, par l’intermédiaire du Fraunhofer Verbung Electronique, qui a signé un accord de collaboration avec LETI (CEA) et CSEM (Centre Suisse de Micro-électronique) en janvier 2006.
- Avec l’Institut Laue Langevin de Grenoble, (fondé par le Forschungszentrum Jülich en Allemagne, les CEA et CNRS en France en 1967) : réacteur nucléaire de recherche pour produire des faisceaux de neutrons et sonder la matière.
- Avec l’INRA et les universités de Düsseldorf et Münster dans le cadre du réseau d’excellence européen Neuroprions, associant 52 laboratoires pour lutter contre les maladies du prion.
- Avec le Forschungszentrum Jülich sur la production des radiopharmaceutiques.
- Avec le Forschungszentrum Jülich sur la recherche nucléaire (radioprotection, sûreté des installation, fusion), mais les projets sont européens voire internationaux
Le Forschungszentrum Jülich participe aux réseaux d’excellence européens suivants :
- ACTINET (consortium de 27 universités et centres de recherche sur la chimie et la physique des actinides), coordonné par le CEA.
- EMIL (58 laboratoires travaillant sur l’imagerie moléculaire pour le diagnostic et le suivi des cancers) avec l’Institut Max-Planck de recherche neurologique de Cologne.
- Avec l’Université de Munster, qui fait partie du projet de réseau d’excellence coordonné par le CEA, Nano2Life et qui intègre des équipes de 23 organismes de recherche, parmi lesquels le CEA, le CNRS, l’INSERM, l’Institut Fraunhofer. Ce projet est destiné à structurer la communauté des nanobiotechnologies.
Via d’autres projets tels que CARE (Coordinated Accelerator Research in Europe, 22 pays, 58 instituts) avec le FZ Jülich, les universités d’Aachen et de Düsseldorf, le CNRS pour améliorer les performances des accélérateurs, ou encore ILIAS, réunissant les spécialistes européen des astroparticules, avec les universités de Bonn, Wüppertal et l’Institut Max-Planck de radioastronomie de Bonn.