Morcelé entre différentes seigneuries rivales durant le Moyen-Age, le peuple sarrois s’inscrit dans la mouvance de la Rhénanie par son rattachement à l’archevêché de Trêves, au comté de Nassau-Sarrebruck et au duché de Palatinat-Zweibrücken, dans celle de la Lorraine par son rattachement à l’évêché de Metz. C’est sa richesse minérale qui a fait son unité au XIXe siècle, le territoire sarrois («Saargebiet »), ou Etat sarrois (« Saarland ») à partir de 1935, changeant huit fois de nationalité en 200 ans au gré des guerres entre la France et l’Allemagne.
Intégré le 6 juillet 1959 à la République fédérale d’Allemagne, le Land de Sarre est avec 1 million d’habitants, soit 1,3 % de la population totale, le 15e et avant-dernier Etat fédéré le plus peuplé d’Allemagne ; il s’étend sur une superficie de 2 570 km², soit 0,7 % du territoire national. Situé au sud-ouest de l’Allemagne, il est frontalier du Luxembourg et de la France et est limité au nord par le Land de Rhénanie-Palatinat. Sa capitale est Sarrebruck.
La Sarre n’a pas de tradition politique ancienne, les partis populaires ayant été faits et défaits au gré de l’appartenance du Land à la France ou à l’Allemagne. Les petits partis (écologistes, libéraux) ont d’autant plus de mal à se faire entendre. Les ministres-présidents depuis 1959 ont appartenu d’abord à l’Union démocrate chrétienne (CDU) jusqu’en 1985, puis au Parti social-démocrate d’Allemagne (SPD) jusqu’en 1999. Les dernières élections ont rendu le pouvoir aux démocrates chrétiens.
La CDU est revenue au pouvoir régional en obtenant, sous la direction de M. Peter Müller, l’actuel ministre-président, 45,5 % des voix lors des élections au Landtag en 1999. Elle conserva le pouvoir lors des élections de 2004, et fut de nouveau reconduite lors des élections du 30 août 2009. Alors qu’en 1999, les petits partis avaient encore été éliminés faute de passer le seuil des 5% d’électeurs, la FDP et les verts font aujourd’hui parti du gouvernement aux côtés de la CDU. Cette coalition, appelée coalition Jamaïque du fait des couleurs noir, jaune et vert des trois partis, est une première dans l’histoire de l’Allemagne, qui ne les a jusqu’à présent jamais vu coopérer à la tête d’un Land ou de l’Etat. Il est à noter l’influence grandissante du parti d’extrême gauche « Die Linke », mené par M. Oskar Lafontaine, natif de Sarre et très influent dans son Land, qui a remporté 21,3% des suffrages en 2009.
En 2003, M. Müller a été distingué par le magazine Wirtschaftswoche comme « ministre-président de l’année » pour le dynamisme du développement économique de son Land en 2001 et 2002.
La Sarre s’étend sur les plateaux, dont les sols gréso-sableux reposent sur des schistes, compris entre les contreforts du Hunsrück au nord-ouest et le massif du Palatinat au sud-est. L’ouest du territoire forme une dépression empruntée par le cours moyen de la Sarre. Exposée à un climat semi-continental et à des pluies relativement abondantes, la Sarre est vouée à l’élevage bovin et porcin, ainsi qu’à de maigres cultures (seigle, orge, pomme de terre, fruits et légumes) pratiquées dans le cadre de petites exploitations. La partie centrale, sous la hêtraie qui couvre 33 % du territoire, est occupée par un riche bassin houiller (1 160 km²), exploité depuis Neunkirchen jusqu’à la forêt de la Warndt, et qui se prolonge en France jusqu’à Saint-Avold. Le charbon transformé en coke par adjonction de houille maigre est utilisé sur place par les usines sidérurgiques de Neunkirchen, de Sarrebruck, de Völklingen et de Dillingen. Il fournit en outre l’énergie nécessaire aux industries de transformation locales.
- Le réseau routier comprend 236 km d’autoroutes et le réseau fluvial 120 km de voies navigables.
- Sarrelouis-Dillingen abrite le 1er port sarrois en tonnage (3,2 millions de tonnes).
Le taux de chômage en Sarre reste sous la moyenne nationale. Il est de 7,5% fin 2009.
La Sarre est très densément peuplée avec 401 habitants au km² ; ce taux ne dépasse toutefois les 1.000 habitants au km² que dans trois des villes de l’agglomération-arrondissement de Sarrebruck, qui accueille 33 % de la population du Land. L’administration de ce Land, qui a la taille d’une préfecture, est subdivisée en 5 arrondissements et 1 agglomération-arrondissement.
Elle ne compte plus que 40.6 % d’habitants ayant moins de 40 ans.
- En 2008, 21 532 jeunes étaient inscrits en contrat d’apprentissage, dont 55 % dans l’industrie ou le commerce et 32 % dans l’artisanat.
- En 2009, 21 000 étudiants étaient inscrits dans les 5 université et écoles supérieures spécialisées du Land. L’université de Sarrebruck comptait alors 14 614 inscrits.
De tradition très déficitaire, la Sarre peine énormément à stabiliser son budget. Elle est ainsi régulièrement contrainte à prendre des crédits, afin de se financer. Début 2010, Peter Jacoby, ministre des finances, annonçait que les nouveaux crédits s’élèveraient à 750 millions d’euros en 2010, venant s’ajouter aux quelque 10 Md EUR actuels. La Sarre doit donc faire face à une importante charge d’intérêts, s’élevant à plusieurs centaines de millions par an.
Le budget prévisionnel pour 2010 est de 3,5 Md EUR. A titre indicatif, il était encore de 4,33 Md EUR en 2002. Certains experts estiment que le Land devra essuyer un déficit de l’ordre de 1,5 Md EUR cette année. Parmi les principales dépenses se trouvent notamment 91 millions pour des projets de construction, 20 millions pour l’enseignement et l’accompagnement des enfants sur une journée complète (l’école n’a lieu que le matin actuellement), 11,4 millions pour compenser l’ablation des frais de scolarité dans les universités, ou encore 46 millions pour soutenir l’économie locale.
La culture est omniprésente en Sarre. Elle est fortement présente à Sarrebruck. C’est là, ainsi que sur les rives de la Sarre, que se trouvent les grandes institutions culturelles avec l’opéra – théâtre, les grands musées et les salles de concert, la « Weltkulturerbe Völklinger Hütte », patrimoine culturel mondial, et que se déroulent les festivals du cinéma, du théâtre et de la musique de renommée internationale.
Le secteur du tourisme joue déjà un rôle important sur le marché du travail et en termes de création de plus-values. Il emploie plus de 20.000 personnes. Le tourisme est un moteur du secteur tertiaire tant en milieu rural qu’urbain.
La Sarre est une région aux paysages préservés recelant des sites historico-culturels aux confins de deux pays. Le tourisme transfrontalier a vocation à devenir le label de l’espace européen SaarLorLux. Cette abréviation est utilisée couramment dans le cadre de la coopération entre la Sarre, la Lorraine et le Luxembourg.
La Sarre dispose de plusieurs institutions d’enseignement supérieur et de recherche : l’université de la Sarre, qui rassemble la majeure partie des étudiants du Land, ainsi que 4 écoles supérieures (Hochschulen). Sarrebruck accueille également le siège de l’Université Franco-Allemande (UFA).
Les instituts de recherche extra-universitaires sont au nombre de 6 dont un grand centre de recherche en intelligence artificielle de la Deutsche Forschungsgemeinschaft (DFG).
En 2005, le secteur de la recherche et du développement a reçu 106 millions d’Euros du Land et 289 millions d’Euros de l’Etat fédéral. Les entreprises ont dépensé 90 millions d’Euros dans ce secteur, et les universités 117,3 millions d’euros. 2.895 personnes travaillaient dans le secteur de la recherche et du développement en Sarre.
L’Université de la Sarre est le principal établissement d’enseignement supérieur. Elle regroupe 70% des étudiants de la région et dispose de deux campus distincts, celui de Sarrebruck et celui de Homburg. Ce dernier est entièrement dédié à la Faculté de Médecine et au Centre Hospitalier Universitaire.
Les 8 Facultés de l’Université :
La Faculté de Droit et de Sciences Economiques :
A vocation européenne, elle est spécialisée dans les domaines du droit de l’informatique et de l’informatique appliquée aux études économiques.
Elle dispose de deux unités de recherche spécialisée, l’une en génétique, l’autre en génie cellulaire.
A orientation interdisciplinaire dans les sciences cognitives, elle étudie, au sein d’une unité de recherche spécialisée, les liens entre la psychologie, la philosophie, les linguistiques et l’informatique. Elle possède en outre un cursus d’études comparées des cultures de la région et des pays limitrophes.
Les spécialités de ces facultés sont : une unité de recherche spécialisée dans les sciences des matériaux nouveaux, les techniques de communication, la bio-informatique et la nano-biologie.
L’UFA joue un rôle d’expert dans les relations universitaires franco-allemandes. Son objectif est de renforcer la coopération entre la France et l’Allemagne dans le domaine de l’enseignement supérieur et de la recherche. A cette fin, l’UFA s’attache à promouvoir les relations et les échanges entre les établissements d’enseignement supérieur français et allemands, notamment pour assurer la mise en œuvre des cursus binationaux et des programmes franco-allemands dans le domaine de la formation doctorale et de la recherche.1
Ses objectifs peuvent se répartir en 4 thématiques:
Son financement est assuré à parts égales par les gouvernements français et allemand, ainsi que les Bundesländer.
La région de la Sarre accueille 2 centres de la Société Max Planck, 2 centres de la Société Fraunhofer, 1 centre de la Société Leibniz et 1 centre de la Deutsche Forschungs-gemeinschaft.
Fondé en 1990, il emploie 80 scientifiques et constitue l’un des centres de recherche de renommée mondiale en informatique.
Thématiques :
- Etudes des algorithmes et de leurs complexités
- Programmation logique
- Bio-informatique et algorithmes appliqués
- Graphismes générés par ordinateur
- Bases de données et Systèmes d’Informations
- Analyse statique
- Optimisation discrète
- Graphiques – Optiques – Vision
Fondé en 2004, ce nouvel institut est constitué de plusieurs départements répartis entre Sarrebruck et Kaiserslautern. Il est dédié à la recherche fondamentale sur les structures logicielles complexes.
Thématiques :
- Sécurité
- Systèmes partagés
- Systèmes intégrés
- Concepts de la technologie des logiciels
- Langages de programmation innovants
Fondé en 1987, il est membre de l’union Fraunhofer pour les Sciences de la Vie. Il emploie à ce jour :
- 270 scientifiques et techniciens
- 48 étudiants
- 55 chercheurs invités
Thématiques :
- Systèmes de capteurs / micro-systèmes (bio-interfaces, contrôles de bio-compatibilité)
- Techniques des systèmes et des applications des ultra-sons (techniques de mesures, microscopie et imagerie par ultrasons)
- Techniques de production de capteurs
- Résonance magnétique (RMN, AFM, IR, EM, traitements d’images)
- Systèmes bio-hybrides
- Télématique au service de la santé
Il possède deux implantations, l’une à Sarrebruck et l’autre à Dresde. Le site de Sarrebruck emploie à ce jour :
- 112 scientifiques et techniciens
- 100 étudiants
- 9 chercheurs invités
Thématiques :
- Appareils de contrôle et systèmes
- Assurance de la qualité
- Vérification des processus et de l’exploitation (procédés automatisés de contrôles non destructifs)
- Détermination des propriétés intrinsèques d’un matériau sur la base de l’exposition aux ultra-sons et des interactions micro-magnétiques, électromagnétiques et thermiques
- Intégration des procédés de contrôles non destructifs dans les processus de fabrication et dans les systèmes de gestion de la qualité déjà existants
Fondé en 1990, il emploie à ce jour 180 scientifiques et techniciens.
Thématiques :
- Département Chimie et Technologie des nouveaux matériaux :
- Groupe Verres et optiques
- Groupe Céramiques
- Groupe Nanomères
- Groupe Science de la Vie
- Groupe Ingénierie des Procédés
- Groupe Nano-liants
- Département Technologie des surfaces
- Département Technologies CVD
Fondé en 1988, il dispose de 4 implantations, à Sarrebruck, Kaiserlautern, Brême et Berlin. Il emploie à ce jour :
- 372 scientifiques et techniciens
- 311 étudiants
Thématiques :
- Compréhension des images et reconnaissance de formes
- Management de la connaissance
- Visualisation intelligente et simulation des systèmes
- Systèmes déductifs et multi-agents
- Traitement de la parole
- Interfaces utilisateur intelligentes
La Sarre dispose d’un grand réseau de compétences et de trois centres de compétence :
Les NTIC (Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication) sont indéniablement l’une des spécialités de la région. Le réseau de compétence TI Saar regroupe les synergies dans ce domaine et axe son travail sur quatre domaines de compétence :
Les principaux participants à ce réseau de compétence sont : le MPII, le MPI-SWS, le DFKI, l’IBMT, le centre pour la bio-informatique (ZBI : Zentrum für Bio-Informatik), l’institut pour l’informatique économique (IWI : Institut für Wirtschaftsinformatik) et l’institut pour la recherche appliquée en technologies de l’information (IAI : Institut für Angewandte Informationsforschung) de l’UdS.
Le parc technologique de la région de la Sarre – IT Park Saarland a été fondé en 1985 à Sarrebruck ; il est devenu l’un des symboles de la transformation de la région en un pôle technologique attractif. Au total, 3000 emplois nouveaux au sein de 60 entreprises ont été créés sur ce site.
Les centres de compétence, reliés au DFKI, sont au nombre de 3 :
Afin de permettre un développement économique efficace, la région de la Sarre a mis en place une politique de l’innovation ambitieuse axée sur 6 clusters thématiques.
Il soutient les actions dans les domaines des nanotechnologies, des biotechnologies et des nanobiotechnologies. Il est l’un des résultats de l’initiative NanoBioTech-Region Saar, programme global de soutien à ces technologies, initié par la région de la Sarre. Cette initiative a permis la création de près de 300 emplois dans 20 nouvelles entreprises. Elle a également participé aux projets présentés ci-dessous.
La mise en place de ce réseau de coopération a permis à la région de la Sarre d’être l’une des premières régions allemandes à disposer d’une véritable infrastructure dédiée aux nanobiotechnologies. Elle a pu ainsi procéder à un transfert technologique efficace qui a su profiter aux entreprises sarroises. Celles-ci figurent désormais parmi les premières à offrir dès aujourd’hui des produits innovants basés sur les nanobiotechnologies.
Les membres de ce réseau se répartissent de la manière suivante :
- 40 partenaires industriels
- 18 partenaires universitaires et scientifiques
- 13 organismes spécialisés en transfert technologique et en valorisation de la recherche
- 6 partenaires financiers
En 2010, une fusion est prévue avec le centre de compétence de chimie de Kaiserslautern, cc-NanoChem.
Plus d’informations sur : www.nanobionet.de
Le gouvernement régional de la Sarre, la Fraunhofer-Gesellschaft et l’Université de la Sarre ont signé un accord trilatéral visant à promouvoir le développement des biotechnologies et des nanobiotechnologies dans la région. Le premier résultat concret de cet accord est la création le 9 septembre 2003 au sein de l’institut IBMT d’une installation pilote appelée EuroCryo Saar, dédiée à la cryoconservation et aux techniques de cryogénisation des cellules. Ce laboratoire original a déjà suscité l’intérêt de la communauté scientifique internationale.
Plus d’informations sur : www.eurocryo.de
Le projet CellProm – Cell Programming by nanoscaled devices
Ce projet, lancé en Mars 2004, est le plus grand Projet Intégré de la thématique prioritaire « Nanobiotechnologies » du 6ème programme cadre de recherche de la commission européenne.
Il était piloté par l’institut IBMT et soutenu par les membres du réseau NanoBioNet. Il visait le développement de nouveaux instruments biomédicaux à l’échelle du nanomètre, qui permettront une étude extrêmement fine et non invasive des cellules, et a pris fin en 2008.
27 partenaires académiques et industriels issus de 12 pays différents ont décidé de participer à ce projet prévu pour une durée initiale de 4 ans.
Plus d’informations sur : www.cellprom.net
L’UdS et le réseau NanoBioNet participent activement à ce réseau européen d’excellence soutenu par la commission européenne à travers le 6ème programme cadre de recherche. Il vise principalement à mettre en relation l’industrie et le monde de la recherche, afin de rester compétitifs vis-à-vis des Etats-Unis et du Japon en particulier.
Ce réseau regroupe 200 chercheurs issus de 12 pays différents, ainsi que 30 entreprises du secteur des nanobiotechnologies.
Plus d’informations : www.nano2life.org
La DFG a participé à la création de ce centre de bio-informatique ZBI qui réunit les compétences du MPII, de l’UdS, du DFKI et de l’IBMT. Il vise surtout la formation par la recherche dans le domaine de la bioinformatique, le développement d’un laboratoire virtuel pour modéliser et simuler des processus biochimiques, et la mise au point d’outils bioinformatiques pour le développement et la production de nouveaux principes actifs pour soigner des maladies.
Plus d’informations : www.zbi.uni-saarland.de
Le réseau de compétence it.saarland et le cluster biokom.saarland présentés précédemment sont les plus anciens et ont su montrer leur efficacité. La région de la Sarre a donc décidé de poursuivre sa politique d’innovation en créant 4 nouveaux clusters.
42.000 personnes, soit environ 40% des emplois industriels, travaillent directement ou indirectement pour le secteur automobile dans la région de la Sarre. Afin de rester compétitive dans un contexte de globalisation des marchés industriels, la région a décidé de soutenir son industrie automobile suivant 5 axes :
- Entretien du réseau (Business Matching)
- Marketing promotionnel dans la région Saar-Lor-Lux
- Transfert de technologie
- Qualification des employés
- Ouverture de marchés / coopérations
Ce site créé par Ford pour son usine de Saarlouis vise à tester et valider les processus qui permettront la poursuite de la baisse des coûts de production et l’optimisation de la chaîne logistique du constructeur. Il fait figure de modèle pour l’organisation des usines automobiles du futur.
La Sarre possède un excellent positionnement géographique. Au centre de l’Europe, elle jouit d’une desserte automobile particulièrement diversifiée et accueille les liaisons TGV-ICE Paris-Francfort.
Il s’est imposé comme l’une des rencontres européennes majeures dans le domaine de la gestion de la chaîne logistique ainsi que dans l’utilisation des solutions de commerces électroniques pour rationaliser la gestion des flux de production.
Ce nouveau cluster vise à capitaliser l’expérience accumulée par les autres clusters dans la gestion de projets innovants et à favoriser l’émergence de bonnes pratiques pour venir en aide aux porteurs de projets intéressants pour le futur développement de la région de la Sarre.
La Sarre, de part son passé industriel, est profondément ancrée dans le domaine de l’énergie. Pas moins de 150 entreprises, avec plus de 6.000 employés, peuvent être attribuées à ce cluster. On recense parmi elles aussi bien les plus grandes entreprises de l’énergie qu’un grand nombre de PME issues de la conception du bâtiment et de la technique énergétique. Aucune structure de gestion n’existe et n’est envisagée à ce jour.
Le transfert du savoir et de la technologie jouera un rôle important dans le développement futur de l’économie sarroise :
La promotion régionale de la technologie se base sur :
Ces mesures complètent le système de subvention diversifié du Land: tandis que les programmes de technologie du ministère de l’Économie accordent des aides financières aux projets innovateurs des petites et moyennes entreprises, les institutions de consultation en technologie et de transfert technologique qui sont à la disposition de l’économie sarroise bénéficient également d’un soutien financier et intellectuel.
En matière de transfert de technologie, les instituts universitaires, KWT et FITT jouent un rôle aussi important que le bureau de consultation technologique de l’artisanat et le bureau de consultation en charge de la configuration d’une technologie compatible avec l’aspect social (BEST), auprès de la chambre du travail de la Sarre.
Le gouvernement de la Sarre voit dans la coopération entre la Sarre et des universités et institutions de recherche étrangères une opportunité significative d’avancer dans la promotion et l’extension du « lien sarrois avec les nouveaux réseaux et structures ». Il tente de saisir ces opportunités à la fois au niveau scientifique et au niveau des entreprises.
La coopération avec des universités européennes, mais aussi asiatiques et américaines, la mise en place de programmes d’études internationales, l’offre de cursus bi- et tri-nationaux et l’échange de maîtres de conférences et de scientifiques participent à l’effort pour assurer la compétitivité internationale.
L’université de la Sarre (Sarrebruck) participe actuellement à 59 coopérations hors de l’Europe. L’université est aussi très engagée dans le programme SOCRATES/ERASMUS.
Le gouvernement de la Sarre et la province autonome du Trentin ont signé un accord de coopération en novembre 2000 avec l’objectif de promouvoir la coopération dans le domaine des sciences et de la technologie, en particulier dans le domaine des technologies du langage et de l’intelligence artificielle. Les deux régions ont ainsi créé des centres de recherche sur l’intelligence artificielle : le Centre allemand de recherche sur l’intelligence artificielle de la DFG et l’Institut culturel Trentinois – Centre pour la recherche scientifique et technologique (Instituto Trentino di Cultura – Centro per la Ricerca Scientifica et Technologica).
L’institut Fraunhofer pour les techniques biomédicales IBMT, en coopération avec l’institut de microélectronique de Barcelone, a sponsorisé le centre européen d’excellence en micro-dispositifs biomédicaux (MEDICS) depuis 1998. Un réseau de PME est ainsi soutenu dans toute l’Europe pour mettre en pratique les inventions basées sur les micro-technologies dans les produits médicaux.
La création du Centre Fraunhofer pour la Technologie de Chine à Shenzhen illustre la mondialisation des activités de l’IBMT. La banque de recherche européenne CRYO a effectué des recherches à l’IBMT en 2003.
Récemment, la participation à des projets dans le cadre de programmes de financement de la recherche de l’Union Européenne a augmenté significativement. Le soutien apporté par le Programme de soutien à la recherche de la Sarre a également contribué à ce développement.
- Université de la Sarre : 14.614 étudiants.
Site : www.uni-saarland.de
Site : www.mpi-inf.mpg.de
Site : www.mpi-sws.org
Site : www.ibmt.fraunhofer.de
Site : www.izfp.fraunhofer.de
Site : www.inm-gmbh.de
Site : www.dfki.de
1 Source: site web de l’UFA, http://www.dfh-ufa.org/fr/decouvrir-lufa/lufa-en-bref/