20 mars 2017

Quelques résultats de recherche exposés dans le cadre du CeBIT de Hanovre 2017

Le CeBIT se déroule du 20 au 24 mars 2017 sur le site de la foire de Hanovre (Basse-Saxe). Il est l’un des principaux salons au monde dans le secteur des nouvelles technologies et se tient tous les ans. Quelques projets de recherche seront présentés par les principaux instituts allemands de recherche dont la société Fraunhofer, le Centre allemand de recherche en intelligence artificielle (DFKI), l’Institut de Technologie de Karlsruhe (KIT, Bade-Wurtemberg) ou encore l’Institut Hasso Plattner (HPI) de Potsdam (Brandebourg) ainsi que les ministères fédéraux de l’Enseignement et de la Recherche (BMBF) et de l’Économie et de l’Énergie (BMWi).

Production industrielle :

L’institut Fraunhofer pour le traitement graphique des données (IGD) a mis au point un moyen de transmettre des fichiers de modélisation 3D sur tous supports, smartphones comme lunettes de réalité augmentée [1]. Le DFKI développe des procédés de production industrielle grâce à la simulation par réalité augmentée, utilisable pour tous types de production [2]. Enfin, la réalité augmentée au service de la production industrielle permet d’obtenir en temps réel des informations sur les paramètres de mesure d’une chaîne de production. Dans le cas d’une impression 3D, le visiteur sur le stand du KIT pourra voir la mesure de la vitesse du vent et de la température au sein de l’équipement, qui sont des paramètres à l’origine de variations de forme, lors des procédés d’impression.

Robotique :

Sur le stand du BMBF, le DFKI présentera une de leurs thématiques de recherche en robotique, concernant l’adaptation et l’utilisation de robots pour le maniement de matières dangereuses en industrie [3]. Pour ce qui est de la commande à distance des robots, un opérateur humain équipé d’un exosquelette peut transmettre ses mouvements par télémanipulation à un robot humanoïde pour mener des tâches à motricité fine [4]. Le DFKI compte communiquer sur ce sujet à l’occasion du salon, tout comme le KIT. Les robots intelligents peuvent discerner leur environnement sans contact haptique et réagir. Ainsi, ils peuvent interagir avec leur environnement et effectuer des tâches complexes de préhension fiabilisée d’objets inconnus des robots au préalable, via un système de caméras et de détecteurs. Les visiteurs sur le stand du KIT pourront ainsi découvrir les fonctionnalités de tels détecteurs concernant le processus d’opération à distance.

Informatique :

L’institut Fraunhofer Heinrich-Hertz (HHI) exposera un logiciel d’apprentissage d’un système de réseau neuronal appliqué à la reconnaissance d’images [5].
Le HPI présentera des outils informatiques appliqués à la formation par le numérique, la sécurité informatique et l’e-santé.
Tout d’abord, le Cloud « Schul-Cloud » intégré dans les écoles primaires est destiné à stocker du contenu d’apprentissage et consultable à tout moment. Ce projet est dans sa phase de test cette année dans 25 écoles à travers l’Allemagne. La plateforme de formation en ligne « openHPI.de » sera également mise à l’honneur. Les visiteurs auront des informations au sujet du service « Identity Leak Checker » pour vérifier si les données personnelles sont involontairement disponibles sur internet, ainsi que sur le système de détection précoce des attaques (Real-time Event Analysis and Monitoring System, REAMS) par une surveillance du réseau en temps réel.
Enfin dans le domaine de l’e-santé, le HPI a développé un Cloud dédié au stockage des données de santé auquel le patient a continuellement accès. Il jouit d’une souveraineté sur ces données qui lui donne le choix de les rendre accessible ou non pour la recherche médicale, de façon anonyme. Des démonstrations sur la base de ce Cloud seront proposées.

Internet des objets :

Le DFKI développe un algorithme de reconnaissance et de suivi d’objets connectés, destiné à être commun entre chacun des objets et qui renseignerait les usagers de manière plus accessible sur leurs conditions d’utilisation, de maintenance et de réparation [6]. Le KIT, au travers de sa spin-off « Things Thinking », développe également une intelligence artificielle qui permet aux machines de mieux comprendre le langage naturel humain grâce à des méthodes mathématiques et statistiques de sémantique.

Traitement des données :

Le stand du BMWi accueillera un démonstrateur interactif du DFKI montrant en temps réel comment les outils d’analyse de données issues de sources hétérogènes sont extraites, agrégées et corrélées, à partir de séquences de mobilité et de chaîne de livraison en Allemagne, suivant plusieurs modes de déplacement [7] [8].

Le DFKI exposera aussi au sujet du projet « KDI – Intelligence des données cliniques » sur le stand du BMWi. Ce projet a pour but d’automatiser et de simplifier l’exploitation des données volumineuses et complexes des patients pour soutenir l’innovation dans la gestion des patients et la recherche médicale. Le suivi médical des patients peut ainsi être accessible aux médecins traitants sur tablette. Leurs annotations sur ce suivi alimentent un processus d’aide à la décision basé sur le deep learning et dont le résultat apparaît sur des lunettes à réalité augmentée avec les données imagées du patient (applications en télémédecine) [9].

Véhicule autonome et connecté :

Le KIT va communiquer sur les expérimentations de conduite automatisée et connectée menées sur les routes du Bade-Wurtemberg. Les visiteurs du salon pourront observer la communication entre une voiture connectée et un feu de signalisation, par détection optique et radio. La mesure de ce signal permet au véhicule d’adapter automatiquement sa vitesse à l’approche du feu en fonction de sa couleur afin d’économiser de l’énergie de freinage ou d’accélération. Les portions de route servant aux tests seront cartographiées en 3D et équipées de matériels de détection pour les premières expérimentations cette année.

Plus d’informations :

[1] : https://www.fraunhofer.de/en/press/research-news/2017/february/complex-3d-data-on-all-devices.html
[2] : http://www.arvida.de/en/
[3] : https://www.dfki.de/web/research/iui
[4] : https://www.dfki.de/web/research/ric
[5] : https://www.fraunhofer.de/en/press/research-news/2017/february/watching-computers-think.html
[6] : http://av.dfki.de/
[7] : https://www.smartdataweb.de/ (en allemand)
[8] http://www.sd4m.net/#html (en allemand)
[9] : http://www.klinische-datenintelligenz.de/frontpage/

Sources :

Rédacteur : Aurélien Gaufrès, aurelien.gaufres[at]diplomatie.gouv.fr – www.science-allemagne.fr