La lutte contre les conséquences du vieillissement de la population (cancer, maladies neurodégénératives et cardiovasculaires…) ainsi que les problèmes liés à la nutrition sont actuellement des priorités de la recherche en santé allemande. D’autre part, l’augmentation de la mobilité dans la société moderne a poussé le pays à mettre l’accent sur les maladies infectieuses. Du point de vue technologique, les recherches allemandes ciblent la médecine personnalisée et la télématique appliquée à la santé. Par ailleurs, un des objectifs du ministère fédéral de la recherche et de l’enseignement allemand (BMBF) est de favoriser la médecine translationnelle.
Depuis peu, le BMBF a lancé une série d’initiative pour structurer la recherche en santé. Les six centres de recherche en santé allemands en cours de création se focalisent sur les grandes pathologies de la société actuelle et illustrent bien les thématiques principales de la recherche en santé en Allemagne. Ils ciblent les maladies neurodégénératives, le diabète, les maladies cardio-vasculaires, le cancer, et les maladies infectieuses et pulmonaires. Ces centres de recherche d’un nouveau type sont organisés en réseaux, composés d’un institut coordinateur et de différents organismes (universités, cliniques universitaires et instituts extra-universitaires) spécialisés dans un domaine précis de la recherche médicale.
Depuis 2007, la création des centres intégrés de recherche et de soins (Intregrierte Forschungs- und Behandlungszentrun – IFB), qui se focalisent sur des pathologies spécifiques, a pour objectif d’assurer à certaines universités médicales le développement de l’excellence et de la visibilité internationale de leur domaine d’expertise. Pour cela, la mission des IFB s’appuie sur les trois piliers – recherche, enseignement et soins.
Le 8 décembre 2010, le BMBF a dévoilé son nouveau programme cadre pour la recherche en santé pour les huit prochaines années. Il prévoit d’investir dans ce domaine la somme record de plus d’un milliard d’euros en 2011 et de plus de 5.5 milliards d’euros pour la période de 2011 à 2014.