Organisation de la recherche

Mise à jour : mai 2017

Introduction/Synthèse

En 2015, les dépenses de R&D de l’Allemagne ont atteint 90,0 Mds €, après avoir connu une augmentation de plus de 50% entre 2005 (55,7 Mds€) et 2014 (84,2 Mds€). Près d’un tiers des dépenses de R&D, soit 27,9 Mds€, proviennent du secteur public (Etat fédéral et Länder confondus). Le secteur privé représente, pour sa part, 70% des dépenses (62,4 Mds€). A titre de comparaison, le total des dépenses de R&D en 2014 en France atteignait 47,9 Mds €. La part des investissements privés dans les deux pays est relativement comparable.

Le nombre de demandes de dépôts de brevet allemands enregistrées à l’Office européen des brevets s’élevait en 2016 à 25 086 unités (contre 10 486 pour la France). Au niveau mondial, l’Office mondial de la propriété intellectuelle indique que le nombre total de demandes de brevets s’élève pour l’Allemagne en 2016 à 18 315 dépôts soit 7,9% du total mondial (contre  8 208 dépôts pour la France, 3,5% du total mondial).

Le système de recherche allemand, qui compte plus de 350 000 chercheurs, se structure autour de quatre grands organismes extra-universitaires, ayant chacun un profil spécifique : la Société Max-Planck, la Communauté des centres de recherche Helmholtz, la Société Fraunhofer, et la Communauté des centres Leibniz. A ces quatre entités, il convient d’ajouter l’Agence de moyens pour la recherche (DFG), principal pourvoyeur de fonds de la recherche universitaire.

Depuis 2005, les autorités fédérales ont par ailleurs mis en place divers programmes volontaristes de soutien à la recherche et l’innovation, tels que les déclinaisons successives de la Stratégie High-Tech (stratégie nationale de recherche qui définit les objectifs à atteindre en réponse aux grands enjeux globaux) ou l’Initiative d’excellence (soutien de la recherche universitaire et création de pôles universitaires d’excellence).

La République fédérale est enfin le principal pays européen bénéficiaire du 7ème PCRDT[1] (sur la période 2014-2015), avec 2,3 milliards d’euros, soit 16,2% des financements obtenus (11,6 pour la France, 3ème position), et le pays répondant le plus aux appels à propositions (55 141 dossiers déposés, contre 36 367 pour la France, 5ème position). L’Allemagne a un taux de retour de 76%, et c’est également le 1e contributeur au budget de l’UE, à hauteur de 21,5%).

[1] PCRDT: Programme-cadre de recherche et développement technologique

 

Tendances générales

Depuis près de dix ans, l’Allemagne a fait le choix stratégique d’investir massivement dans la R&D et l’innovation pour instaurer des perspectives de croissance à long terme et faire face à la concurrence mondiale. Ce choix n’a pas été remis en cause par les crises financière et économique des dernières années de sorte que le gouvernement allemand entend faire du pays le premier pays en Europe pour la R&D, et augmenter ainsi son attractivité.

 Ce choix se traduit par une augmentation constante du budget du Ministère fédéral de l’enseignement et de  la recherche BMBF (+6,2% en 2013, +8% en 2014, +8,5% en 2015, +7,2% en 2016 et +7,3% en 2017), une croissance du budget des organismes de recherche et de l’agence de moyens pour la recherche (+5% par an). De même, le budget R&D de l’industrie qui représente 2/3 du budget total R&D est également en croissance (+5% en 2014, +4,6% en 2015).

En 2015, les dépenses de R&D de l’Allemagne ont atteint 90,0 Mds €. Près d’un tiers des dépenses de R&D, soit 27,9 Mds€, proviennent du secteur public (Etat fédéral et Länder confondus). Le secteur privé représente, pour sa part, 70% des dépenses (62,4 Mds€). A titre de comparaison, le total des dépenses de R&D en 2015 en France atteignait 48,3 Mds €. La part des investissements privés dans les deux pays est relativement comparable.

Le nombre de demandes de dépôts de brevet allemands enregistrées à l’Office européen des brevets s’élevait en 2016 à 25 086 unités (contre 10 486 pour la France). Au niveau mondial, l’Office mondial de la propriété intellectuelle indique que le nombre total de demandes de brevets s’élève pour l’Allemagne en 2016 à 18 315 dépôts soit 7,9% du total mondial (contre  8 208 dépôts pour la France, 3,5% du total mondial).

La politique allemande en matière de R&D poursuit avec une continuité remarquable les grandes lignes des initiatives stratégiques décidées par le pays depuis 2005.

Cette fidélité aux objectifs s’exprime également à travers la grande stabilité des ministres en charge de l’enseignement et de la recherche au niveau fédéral. Après Annette Schavan, titulaire du poste de 2005 à 2013, c’est Johanna Wanka (CDU) qui occupe cette fonction depuis février 2013. Elle a été reconduite dans ses fonctions dans le nouveau gouvernement de grande coalition.

Nos rubriques

Actualités


Dernière modification : 10 août 2017