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Stratégie High Tech 2020

La politique de recherche, développement et innovation (R&D&I) de l’Allemagne répond à la Stratégie High Tech que le gouvernement fédéral a lancé en 2006. C’est un programme national en faveur de la R&D&I dont le but était d’atteindre les objectifs de Lisbonne (3% PIB dédié à la R&D) dès 2010. Le programme implique plusieurs ministères fédéraux dont l’éducation et la recherche (BMBF), l’économie et la technologie (BMWi), les finances (BMF), l’environnement (BMU)… C’est au BMBF qu’en revient la coordination.

 

La Stratégie High-Tech poursuit trois objectifs :

 

Suite aux résultats positifs de la Stratégie High-Tech sur la période 2006-2009 (renforcement des investissements en R&D par l’industrie : + 19 % entre 2005 et 2009, augmentation du nombre de chercheurs dans l’industrie, taux pour les dépenses de R&D atteignant 2,7 % du PIB en 2008), le gouvernement fédéral a officialisé le cadre stratégique de la R&D&I pour la période 2010-2020, – la Stratégie High-Tech 2020 –, la seconde s’inscrivant dans la continuité de la première.

 

Strategie high tech

 

 L’objectif est de poursuivre la mobilisation de tous les acteurs de la recherche allemande, publics comme privés, autour de thématiques stratégiques pour favoriser la mise au point de produits innovants et de maintenir la compétitivité allemande au niveau mondial.


La Stratégie High-Tech 2020 est l’aboutissement des réflexions engagées dès 2009 lorsque le BMBF avait organisé une conférence nationale sur le bilan de la Stratégie High Tech (enseignements à en tirer, poursuite au-delà de 2009…). Suivant les recommandations formulées alors par la Forschungsunion (instance en charge du suivi et de l’élaboration de la Stratégie High Tech), le BMBF a retenu 5 grands champs thématiques qui doivent répondre aux enjeux de société :

 

 

Pour chacun de ces champs thématiques sont définies des lignes d’action précises (définition de programmes-cadres, programmes de recherches nationaux) qui structurent les activités de recherche. De plus, des projets d’avenir (Zukunftsprojekte), qui constituent la nouveauté de la Stratégie High-Tech 2020, vont être définis par le gouvernement fédéral dans chacun des champs thématiques. Ces projets d’avenir poursuivent des objectifs concrets de développement scientifique, technologique et sociétal et vont s’étaler sur des durées allant de 10 à 15 ans. Parmi ces projets d’avenir, on note par exemple les projets suivants : « Une ville neutre en CO2, efficace énergétiquement et adaptée au climat », « Mieux diagnostiquer les maladies avec la médecine individualisée », « Un million de véhicules électriques en Allemagne d’ici 2020 », « Rendre la connaissance du monde accessible et appréhensible numériquement » ou encore le projet « L’organisation et le monde du travail de demain ». Ces projets d’avenir tiennent également compte des initiatives lancées au niveau international ou européen telle que la programmation conjointe par exemple.

 

Cette nouvelle édition de la Stratégie High-Tech ne s’accompagne pas d’octrois de moyens supplémentaires hors budgets courants des ministères concernés (BMBF, BMWi, BMU…) comme cela avait été le cas au moment du lancement de la première stratégie. En revanche, le budget du BMBF a cru de +7,2% en 2011, + 11% en 2012 et + 6,2% en 2013 et le gouvernement allemand fait le constat que le budget R&D de l’industrie, qui représente 2/3 du budget total R&D, est en croissance (+3,7% en 2010, +7,2% en 2011). Ainsi que le stipulait le contrat de coalition entre les deux partis aux pouvoirs CDU/CSU et FDP qui faisait de la R&D&I une des priorités de la politique gouvernementale, le BMBF est un des rares ministères fédéraux à ne pas subir de réductions budgétaires.

 

Pour renforcer cette volonté politique sur l’innovation, le BMWi a établi en 2012 un nouveau concept pour le soutien à l’innovation intitulé « Envie de technique – oser la nouveauté, renforcer la croissance, façonner l’avenir ». Un titre à valeur de programme, qui élargit la politique technologique du BMWi pour aboutir à une stratégie d’innovation globale. Son objectif principal est d’augmenter le nombre d’entreprises qui font de la recherche et celui des entreprises innovantes en Allemagne (pour atteindre respectivement 40.000 et 140.000 entreprises), et de renforcer d’ici à 2020 la place de l’Allemagne au sein du groupe de tête des pays les plus favorables à l’innovation, ainsi que son positionnement en tant que leader dans les exportations de technologie.

 

Les mesures s’adressent à la société, aux entreprises, et à l’Etat lui-même, et sont réparties en trois blocs principaux :

 

La promotion de l’intérêt vis-à-vis de la technologie, par exemple à travers une baisse des conditions de revenus nécessaires pour les candidats à l’immigration dans les domaines où le besoin de main d’œuvre se fait particulièrement sentir, une offre de conseil destinée aux PME, ou encore un prix de l’innovation pour la résolution d’un problème technique concret.

Des conditions générales plus favorables à l’innovation : nouvelles incitations pour les organismes de passation de marchés publics, construction d’un réseau énergétique intelligent, promouvoir une harmonisation mondiale des normes et régulations techniques, soutenir le brevet européen, renforcer la protection des données.

Des impulsions concrètes en faveur de l’innovation pour les entreprises. Une attention particulière sera portée aux PME, moteur de la croissance, et aux entrepreneurs inventifs, de par un soutien aux Business Angels, un renforcement du Programme central d’innovation pour les PME (Zentrales innovationsprogramm Mittelstand ou ZIM), et la promotion de clusters d’innovation, notamment au niveau de leurs interconnections à l’international.

 

Ce nouveau concept du BMWi fait partie de son offensive technologique, et complète la Stratégie High Tech du Gouvernement fédéral.

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