Enquête de satisfaction auprès des chercheurs internationaux en Allemagne

Les résultats de la nouvelle étude MIND (Motivation des chercheurs internationaux en Allemagne, Motivationen Internationaler Nachwuchswissenschaftler in Deutschland) qui sonde la satisfaction des chercheurs et scientifiques de nationalité étrangère en Allemagne et financée par le ministère fédéral de l’Enseignement et le Recherche (BMBF), ont été publiés par GATE-Germany, le consortium initié par l’Office allemand d’échanges universitaires (DAAD) et la conférence des recteurs de grandes écoles (HRK) chargé du marketing des universités allemandes à l’international.

Plus de 1 500 scientifiques et chercheurs invités dans des universités ou établissements allemands de l’enseignement supérieur ont été interrogés à propos de l’ambiance et de l’égalité sur le lieu de travail, mais également au sujet de leur intégration dans le monde du travail allemand. La majorité des personnes interrogées ont répondu d’une façon positive, et estiment être bien intégrées. Ceci est notamment dû à un bon accompagnement des chercheurs par les services administratifs des établissements.

 

D’après les résultats de l’étude MIND, les chercheurs interrogés sont surtout motivés par la réputation de leur institut d’accueil et la qualité des infrastructures de recherche, la reconnaissance de leur expertise au sein de l’institut, et les échanges interculturels, aussi bien avec leurs collègues chercheurs qu’avec leur environnement en général. Globalement, 86% des interrogés s’estiment satisfaits ou très satisfaits par la qualité de vie globale en Allemagne, et une personne sur trois souhaiterait rester en Allemagne au-delà de cinq ans.

 

Cependant, malgré une bonne appréciation globale (une large majorité des interrogés estiment être traitée de manière égale par rapport à leurs collègues allemands et bien intégrée à leur environnement de travail), des difficultés subsistent. L’accueil et l’hospitalité allemands ont été jugés avec un peu plus de sévérité : la barrière de la langue reste notamment un obstacle, le fonctionnement des systèmes de carrière est différent de celui de leur pays d’origine et près d’un chercheur sur deux a déjà fait face à des préjugés liés à ses origines, voire à des discriminations verbales (26% des interrogés) ou physiques (6%).

 

Plus d’informations :

- Résumé de l’enquête de satisfaction (en allemand) : https://www.bmbf.de/files/Studienergebnisse_MIND-Studie.pdf

Source : « Internationale Wissenschaftler fühlen sich wohl in Deutschland », Communiqué de presse du BMBF, 23/03/2016 – https://www.bmbf.de/de/internationale-wissenschaftler-fuehlen-sich-wohl-in-deutschland-2607.html?pk_campaign=RSS&pk_kwd=Aktuell

 

Rédactrice : Claire Speiser, claire.speiser[at]diplomatie.gouv.fr – www.science-allemagne.fr