Energie

Dossiers

Actualités

 

La lutte contre le changement climatique exige une réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre. Il est incontournable pour l’Allemagne de garantir un approvisionnement énergétique sûr et durable, à la fois répondant aux besoins nationaux et le plus indépendant possible vis-à-vis des importations. Par ailleurs, une politique énergétique cohérente ne peut plus s’élaborer sans tenir compte de certains problèmes de société, notamment vis-à-vis de la croissance continue de la demande en énergie au niveau mondial et de l’augmentation des coûts qui en résulte. Les objectifs allemands en termes d’efficacité énergétique et de lutte contre le changement climatique doivent être atteints sans charge superflue des industriels et du consommateur, avec des technologies innovantes et concurrentielles, ce qui implique de nombreuses attentes en recherche, développement et projets de démonstration.

 

 

Le Gouvernement fédéral a adopté le 28 septembre 2010 le concept énergétique qui constituera la base des orientations fondamentales de la politique énergétique allemande d’ici 2050. Le chemin vers l’ère des énergies renouvelables (EnR) y est décrit en 9 champs d’actions stratégiques. Les EnR doivent assurer la part principale du mix énergétique de l’avenir, remplaçant peu à peu les sources énergétiques conventionnelles. L’énergie nucléaire est considérée comme une « énergie de transition », et l’exploitation des centrales nucléaires sera prolongée, en échange d’une contribution des énergéticiens pour le développement des EnR. Les investissements nécessaires pour atteindre les objectifs de ce concept énergétique sont estimés à 20 Md€ par an.

 

Grâce à la décarbonisation du mix énergétique et à un effort conséquent d’économie d’énergie (réduction de la consommation d’énergie primaire de 20% en 2020 et de 50% en 2050) et de rénovation énergétique des bâtiments (passage du taux annuel de rénovation de 1 à 2% par an), l’Allemagne compte atteindre ses objectifs de réduction des émissions de CO₂ de 80% d’ici 2050 par rapport à 1990. Pour atteindre ces objectifs à long terme, le gouvernement évaluera tous les 3 ans la mise en œuvre de sa stratégie sur la base d’objectifs intermédiaires.

 

Les principaux acteurs en matière de recherche sont le KIT (Institut de technologie de Karlsruhe), le centre de recherche de Jülich ainsi que le DLR, tous trois membres de la Communauté Helmholtz. Ces centres de recherche, dotés d’un budget conséquent, disposent de grands instruments de recherche, inaccessibles à des instituts de petite taille. La société Fraunhofer est également impliquée dans la recherche énergétique, avec notamment un institut sur la recherche photovoltaïque, l’ISE.

 

Dossiers


Actualités

 

OUVERTURE DES DISCUSSIONS SUR LA PROLONGATION DE LA DUREE DE VIE DES CENTRALES NUCLEAIRES ALLEMANDES