18 avril 2017

Deux petabytes de données climatiques simulées mises à disposition par le DLR dans le cadre de l’initiative nationale ESCiMo

Le système de simulation EMAC (ECHAM/MESSy Atmospheric Chemistry) développé par le Centre allemand de recherche aérospatiale (DLR) permet de simuler et prévoir la composition chimique de l’atmosphère entre 1950 et 2100 et donc de mieux comprendre le climat puisque leurs évolutions sont corrélées.

Le réchauffement climatique a et aura des conséquences écologiques et économiques. Ainsi une compréhension des évolutions climatiques passées et futures aidera à prendre des décisions pour limiter ce processus. Le système de simulation EMAC développé par le DLR essaie d’améliorer la compréhension des évolutions climatiques en simulant la composition chimique précise de l’atmosphère qui dépend directement de l’évolution climatique. EMAC est couplé à un autre modèle prenant en compte les influences océaniques.

En se confrontant à des données expérimentales, le modèle a par exemple confirmé que l’interdiction des chlorofluorocarbures avait bien eu une influence positive sur la reconstitution de la couche d’ozone. Il permet également de mieux identifier les causes possibles liées aux phénomènes d’éruption volcanique ou El-Nino qui ont une influence sur la teneur en vapeur d’eau (gaz à effet de serre) dans l’atmosphère moyenne.

A partir du modèle EMAC lancé sur le supercalculateur du Centre allemand de calculs sur le climat (DKRZ), 2 petaoctets de données climatiques ont été obtenues et mises à disposition de la communauté scientifique dans la base de données CERA (Climate and Environmental Retrieval and Archive) et pour partie dans la base de données BADC (British Atmospheric Data Centre) pour aider au traitement des données lors de futures études et aussi à titre de comparaison avec des résultats déjà obtenus avec d’autres modèles.

Le développement du modèle EMAC s’insère dans l’initiative nationale ESCiMo (Earth System Chemistry integrated Modelling) sous l’égide de l’Institut de physique atmosphérique du DLR en collaboration avec le DKRZ, l’Institut Max Planck de chimie (MPIC), l’Institut de technologie de Karlsruhe (KIT, Bade-Wurtemberg), le Centre de recherche de Jülich (FZJ, Rhénanie du Nord), l’Université libre de Berlin (FU Berlin), l’Université Johannes Gutenberg de Mayence (UMZ, Rhénanie-Palatinat) et l’Institut de Chypre (CYI).

Source : « Two petabytes of data for climate research », communiqué du DLR, 05/04/2017 – http://www.dlr.de/dlr/en/desktopdefault.aspx/tabid-10081/151_read-21966/#/gallery/26759

Rédacteur : Luc Massat, luc.massat[at]diplomatie.gouv.fr – www.science-allemagne.fr