Energie

Dossiers

Actualités

 

 

L’Allemagne est le seul grand pays industriel à renoncer à l’énergie nucléaire. Amorcé en 2001 par le gouvernement de coalition SPD-Verts, le processus de transition vers l’ère des énergies renouvelables a été entériné en septembre 2010, dans la stratégie énergétique du gouvernement actuel CDU-CSU. « L’Energie Konzept 2050 » prévoyait déjà une part de 80% d’énergies renouvelables dans le mix énergétique de 2050. Il désignait l’énergie nucléaire comme une énergie de transition, prolongeant la durée d’utilisation des centrales nucléaires d’une dizaine d’années par rapport au programme de 2001.

 

energie

 

En 2011, suite à l’accident nucléaire de Fukushima, l’Allemagne a décidé d’accélérer la transition vers les énergies renouvelables et de renoncer définitivement au nucléaire de transition, représentant encore 23% du mix énergétique. Un paquet législatif refondant la stratégie énergétique de l’Allemagne a été adopté à une très large majorité par le Parlement allemand. Il constitue la base du tournant énergétique, « Energiewende ». Six centrales nucléaires arrêtées simultanément dans le cadre du moratoire décidé immédiatement après la catastrophe de Fukushima en mars 2011, et deux centrales en réparation n’ont pas été redémarrées. Les neuf centrales encore en fonctionnement s’arrêteront progressivement d’ici 2022. A court et moyen terme ce sont des centrales thermiques (gaz et charbon) qui assureront la transition vers l’ère des énergies renouvelables.

 

Le pari politique d’une transition énergétique accélérée implique un rassemblement sociétal autour de ce projet, reposant notamment sur l’acceptation des citoyens (nouvelles lignes électriques, augmentation des factures d’énergie), le consentement et la participation des grandes industries, surtout les électro-intensives, et bien sûr, les solutions techniques innovantes des universités et centres de recherche. La transition énergétique est à la fois un défi et un projet économique pour l’Allemagne qui ambitionne de devenir leader sur le marché international des nouvelles technologies de l’énergie.

 

 

 

 

 

En ce qui concerne la recherche énergétique, le gouvernement a lancé en août 2011 un programme de financement de 3,5 milliards d’euros pour la période 2011-2014 (ce qui représente trois fois le budget le budget pluriannuel de la bioéconomie et 63% du budget consacré à la recherche en santé). En 2012, l’Allemagne consacre un budget de 754 millions d’euro à la recherche énergétique. Les financements sont issus de quatre ministères fédéraux – environnement (BMU), agriculture (BMELV), recherche (BMBF) et économie (BMWi).

 

 

 

 

 

La recherche fondamentale est autant sollicitée que la recherche appliquée pour répondre aux défis de la transition énergétique. A ce titre, la recherche sur les énergies renouvelables (solaire, éolien, biomasse), l’efficience énergétique (bâtiments, compteurs et réseaux intelligents, procédés industriels) et le stockage de l’énergie (batteries, hydrogène et électromobilité) sont les thématiques privilégiées. Les projets portant sur d’autres thématiques continuent d’être soutenus, comme ceux sur la sûreté nucléaire et la gestion des déchets radioactifs, la réduction des émissions de gaz à effet de serre, le captage, le stockage et les possibilités d’utilisation du CO2 comme ressource, ainsi que la fusion nucléaire.

 

Les principaux acteurs en matière de recherche énergétique sont le KIT (Institut de technologie de Karlsruhe – Bade-Wurtemberg), le centre de recherche de Jülich (Rhénanie du Nord-Westphalie), le DLR (Cologne) et le HZB (Berlin), tous membres de la Communauté Helmholtz. La société Fraunhofer est également impliquée dans la recherche énergétique, avec notamment l’institut ISE (Freiburg – Bade-Wurtemberg) sur la recherche photovoltaïque, et l’IWES (Brème) sur l’éolien.

 

Il est à noter que les acteurs industriels de l’énergie, grandes entreprises et start-up, entretiennent des relations étroites avec les universités et centres de recherches, notamment autour des pôles de compétences. En 2011, de nouvelles alliances industrie-recherche ont été créées dans des domaines aussi divers que l’éolien en mer, l’hydrogène comme solution de stockage de l’énergie et l’électromobilité. Cette dernière a été sélectionnée comme « cluster de pointe » en janvier 2012 (Electromobilité Sud-ouest : www.emobil-sw.de).

 

 

 

Dossiers


Actualités

 

OUVERTURE DES DISCUSSIONS SUR LA PROLONGATION DE LA DUREE DE VIE DES CENTRALES NUCLEAIRES ALLEMANDES


Dernière modification : 15 février 2016