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Etat des lieux de la recherche allemande dans le domaine du stockage de l’énergie : les #batteries

Le stockage de l’énergie fait partie des sujets d’importance stratégique tant pour la France que pour l’Allemagne. Ces dernières années, les besoins en stockage d’énergie embarqué (batteries, micro-batteries, piles), ont crû de façon exponentielle avec l’essor des objets électroniques tels que les téléphones portables, les prothèses médicales ou encore avec l’effort consacré au développement de véhicules électriques. Le domaine des batteries est donc au cœur d’enjeux multisectoriels (objets connectés, téléphonie mobile, électromobilité, santé) tout en s’inscrivant dans le contexte de la lutte globale contre le réchauffement climatique. La COP21 de 2015, le tournant énergétique (Energiewende) initié par l’Allemagne en 2011 et la Loi de Transition Energétique (LTE) adoptée en France en 2016 assurent un contexte juridique et politique favorable à l’investissement dans la recherche scientifique de ce domaine.

Etat des lieux de la  recherche allemande dans le domaine du stockage de l’énergie : les #batteries

A la croisée de la microélectronique et de l’électrochimie, la recherche scientifique et industrielle sur les batteries est très dynamique en France et en Allemagne. Les principaux objectifs en sont l’allongement de la durée de vie, de la sécurité et de l’autonomie des batteries, la réduction de leur poids, l’augmentation de leurs capacités de stockage tout en veillant à diminuer voire supprimer les émissions de carbone ainsi que l’impact écologique lié au recyclage des matériaux. Si le développement des piles à hydrogène fait l’objet d’un traitement particulièrement important, d’autres pistes de recherche sont explorées quant aux matériaux ou aux solutions chimiques utilisées.

La France et l’Allemagne possèdent chacune leur propre réseau de centres de recherches dans le domaine du stockage de l’énergie embarquée. Les coopérations scientifiques entre les deux pays ont majoritairement lieu dans le cadre de projets européens, bien que chacun bénéficie d’une expertise reconnue internationalement : l’Allemagne avec la Rhénanie du Nord Westphalie (Jülich, Aachen) et le Bade-Wurtemberg (Karlsruhe) ; la France avec le bassin grenoblois et les Hauts de France (Amiens).

Les scientifiques du domaine font état d’un manque de structuration de la coopération bilatérale et de l’absence d’appels à projet franco-allemands dans le secteur des batteries. Certains d’entre eux vont même jusqu’à analyser la relation franco-allemande comme une relation de concurrence qui ne favorise pas l’échange d’informations. Des appels à projet communs de recherche ainsi que la signature d’accords de coopération entre grands acteurs (par exemple, la société Fraunhofer et le CEA Leti signé en juin 2017) sont vus comme autant de moyens afin de combler ce besoin. Améliorer la coopération bilatérale serait en effet souhaitable pour faire face à la concurrence grandissante des acteurs venus d’Asie et conserver une souveraineté européenne sur l’actif stratégique que sont les batteries.

Rédaction : Philippine Regniez

Source : Service pour la Science et la Technologie de l’Ambassade de France à Berlin

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