logo

Portail pour la Science de l'Ambassade de France en Allemagne

mariane

La plus grande base de données au monde sur les plantes

Plus de 200 scientifiques ont travaillé à l’élaboration de la plus grande base de données au monde référençant les principales caractéristiques des plantes (TRY). Pour ce projet, coordonné par Jens Kattge et Gerhard Bönisch de l’Institut Max Planck de biogéochimie de Iéna, et Christian Wirth de l’Université de Leipzig, les scientifiques ont fusionné près de 93 banques de données différentes déjà existantes contenant des données fournies par plus de 100 instituts de recherche internationaux.


Plus de 200 scientifiques ont travaillé à l’élaboration de la plus grande base de données au monde référençant les principales caractéristiques des plantes (TRY). Pour ce projet, coordonné par Jens Kattge et Gerhard Bönisch de l’Institut Max Planck de biogéochimie de Iéna, et Christian Wirth de l’Université de Leipzig, les scientifiques ont fusionné près de 93 banques de données différentes déjà existantes contenant des données fournies par plus de 100 instituts de recherche internationaux. Après quatre années de travail intense, la première version de cette base de données a été lancée : elle dépasse actuellement les trois millions d’entrées et contient les caractéristiques fonctionnelles de presque un cinquième de toutes les espèces de plantes connues (soit 70.000 espèces répertoriées). Les propriétés des principaux processus de croissance, de dissémination et de résistance au stress ont ainsi pu être enregistrées. Les premières constatations font état d’une plus importante diversification chez les plantes que le supposaient au préalable les scientifiques.

 

Les plantes sont considérées comme des producteurs primaires à la base de la chaîne alimentaire. Leur diversité a ainsi une influence significative sur le nombre et la variété des catégories suivants de la chaîne alimentaire. Si le nombre d’espèces de plantes diminue dans un biotope, il est tout naturel que celui des herbivores puis des carnivores primaires et secondaires diminue également. De même, les interactions avec l’environnement, telles que les échanges chimiques entre le sol et l’atmosphère, sont perturbées et réduites si la diversité des plantes baisse.

 

Cette base de données, toujours en croissance et exploitée à l’heure actuelle principalement par l’Institut Max Planck de biogéochimie, devrait être mise à disposition de tous les scientifiques effectuant des recherches dans les domaines de la biodiversité et du système terrestre. TRY s’étoffera continuellement par l’apport de nouvelles données provenant de nouveaux partenaires. Comme le souligne Sandra Diaz, de l’Université Cordoba en Argentine, “l’ampleur des défis auxquels le monde doit faire face, nécessite une approche scientifique nouvelle, en particulier en matière de coopération et de développement de réseaux”. Les chercheurs espèrent que la banque de données TRY pourra donner une impulsion à la recherche dans le domaine de la biodiversité et aidera, par la même occasion, à améliorer les modèles climatiques déjà établis.

 

 

Les changements dans l’utilisation des sols et les bouleversements climatiques qui occurrent à l’heure actuelle, entrainent tous les jours sur notre planète, avec un taux historique sans précédent, la disparition d’espèces de plantes qui jusqu’à aujourd’hui avaient une importance écologique négligeable. Au-delà de son impact sur l’environnement, la perte de diversité chez les plantes a des répercutions sur le genre humain, qui, jusqu’à présent, n’ont pas suffisamment été étudiées, le plus gros obstacle à cette analyse ayant été le manque d’informations. Sous l’égide de DIVERSITAS et IGBP, deux organisations de l’UNESCO sur la biodiversité et la recherche environnementale, TRY aura pour objectif de combler ces lacunes.

 

Pour en savoir plus, contacts :

  • Prof. Dr. Christian Wirth – Institut de biologie, Université de Leipzig – tél. : 0049 341 97 38 59 1 – email : cwirth@uni-leipzig.de

Source :

“Weltgrößte Datenbank zu Pflanzeneigenschaften veröffentlicht”, dépêche idw, communiqué de presse de l’Université de Leipzig – 04/07/2011 – http://idw-online.de/pages/en/news431335

Rédacteur :

Myrina Meunier, myrina.meunier@diplomatie.gouv.frhttp://www.science-allemagne.fr