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L’Institut Max Planck de Garching développe un nouvel outil de mesure pour le projet ITER

A la tête d’un consortium allemand de la recherche et de l’industrie, l’IPP (Institut Max Planck de Physique des Plasmas) de Garching [1] s’est vu accorder 4,8 millions d’euros sur quatre ans par l’agence ITER de l’Union Européenne “Fusion for Energy”. L’objectif de ce projet est de montrer qu’il est possible de générer de l’électricité à partir de la fusion nucléaire – phénomène similaire à celui présent dans le coeur du soleil.


A la tête d’un consortium allemand de la recherche et de l’industrie, l’IPP (Institut Max Planck de Physique des Plasmas) de Garching [1] s’est vu accorder 4,8 millions d’euros sur quatre ans par l’agence ITER de l’Union Européenne “Fusion for Energy”. L’objectif de ce projet est de montrer qu’il est possible de générer de l’électricité à partir de la fusion nucléaire – phénomène similaire à celui présent dans le coeur du soleil.

 

L’institut munichois sera chargé de développer un outil de mesure de pointe pour le réacteur expérimental de fusion. Il s’agit de caméras, nommées bolomètres, dont la fonction est de mesurer et d’enregistrer les ondes électromagnétiques dégagées par les plasmas du réacteur, ainsi que leur localisation. Le champ capté par le bolomètre est large ; il s’étend des rayons X aux infrarouges.

 

Une meilleure connaissance des plasmas

Le plasma d’ITER est détectable grâce au rayonnement qu’il dégage, reçu sous forme de chaleur par des capteurs métalliques. Diagnostiquer les plasmas – connaître les conditions locales de températures, la pression – permet de les réguler et de mettre en place différents modes opératoires pour exploiter les phénomènes qui y sont présents.

 

Un nouveau défi pour l’IPP

L’institut Max-Planck possède déjà une expertise dans ce domaine. Aussi a-t-il utilisé et breveté le bolomètre. Cet instrument connaît un grand succès depuis plusieurs années. ITER, dans lequel doit être généré un feu de fusion de très haute température, présente de nouveaux défis pour l’IPP. Contrairement aux instruments de mesure développés jusqu’à présent, les détecteurs, tels que le bolomètre destiné au projet ITER, doivent maintenir la stabilité des neutrons en collision et pouvoir les exploiter à des températures élevées, allant jusqu’à 450°C.

 

Des coopérations fructueuses

Dans ce contexte, l’IPP a depuis 2008 noué plusieurs coopérations, notamment grâce aux moyens mis à disposition par le Ministère fédéral de l’enseignement et de la recherche (BMBF). L’IPP a tout d’abord sollicité l’Institut pour la microtechnique de Mayence (Hesse) pour le développement de premiers prototypes. De plus, des tests de neutrons ont pu être réalisés au sein du réacteur de recherche de l’Académie des sciences de Hongrie, et des essais sur la sensibilité spectrale ont été menés en coopération avec l’Office fédéral physico-technique allemand (PTB). Enfin, des calculs pour des modélisations ont été effectués avec la contribution de l’entreprise KRP Mechatec.

 

Pour en savoir plus, contacts :

[1] Site de l’Institut Physique des Plasmas http://www.ipp.mpg.de/ippcms/de/index.html

 

Sources :

“Raffinierte Miniaturen : IPP entwickelt Bolometer für ITER”, communiqué de presse de l’Institut Physique des Plasmas – 08/01/2014 – http://www.ipp.mpg.de/ippcms/de/presse/pi/01_14_pi.html

 

Rédacteurs :

Morwenna Joubin, bfhz@lrz.tu-muenchen.de – http://www.science-allemagne.fr/