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Médecine personnalisé et cancer du poumon

Des universitaires de Cologne ont mené une étude sur le cancer du poumon qui pourrait permettre une nouvelle classification génomique des cancers. Un diagnostic plus précis et des thérapies plus efficaces seraient alors envisageables, notamment à l’aide de traitements personnalisés.


Des universitaires de Cologne ont mené une étude sur le cancer du poumon qui pourrait permettre une nouvelle classification génomique des cancers. Un diagnostic plus précis et des thérapies plus efficaces seraient alors envisageables, notamment à l’aide de traitements personnalisés.

 

Ces résultats ont été présentés par des chercheurs de Cologne (Rhénanie du Nord-Westphalie) au cours d’un congrès sur le cancer à Sydney (Australie). Au cours d’une vaste étude menée de 2010 à 2013, ces chercheurs ont étudié plus de 5000 patients atteints d’un cancer du poumon.


Le premier résultat porte sur la classification des différents types de cancer. Il est désormais possible de différencier clairement le “cancer du poumon à grandes cellules” du “cancer du poumon non à petites cellules” [1]. Le Prof. Büttner, directeur de l’Institut de Pathologie au sein de l’hôpital universitaire de Cologne, et l’un des trois directeurs de l’étude, explique : “Grâce à cette cartographie des altérations génétiques des différents types de cancer du poumon, nous avons gagné en sûreté du diagnostic. Avec une pathologie comme le cancer du poumon, un diagnostic précis est essentiel pour un traitement approprié et précoce”.

Le deuxième résultat démontre l’avantage d’une thérapie personnalisée. Ainsi, pour lutter contre les mutations génétiques responsables de certains cancers (mutation de l’EGFR et translocation d’ALK), un nouveau traitement fait intervenir des inhibiteurs de tyrosine kinase. Les patients ainsi traités ont vécu en moyenne jusqu’à deux ans de plus que sous chimiothérapie conventionnelle.

 

Ces études ont été rendues possibles grâce à une collaboration unique entre l’hôpital universitaire et l’Université de Cologne dans le cadre de deux projets: le “Clinical Lung Cancer Genome Project (CLCGP)” et la “Netzwerk Genomische Medizin (NGM)”. Ces projets sont soutenus par le BMBF, à travers deux programmes: NGFN-Plus et PerMed.NRW.

[1] Les cancers bronchiques non à petites cellules (CBNPC) représentent environ 75 à 80% de l’ensemble des cancers bronchiques.

 

 

 

Sources :

“Personalisierte Therapie verlängert Uberleben” – Communiqué de presse de l’Université de Cologne – 31/10/2013 – http://redirectix.bulletins-electroniques.com/Quahf

 

Rédacteurs :

Louis Thiebault, louis.thiebault@diplomatie.gouv.fr – http://www.science-allemagne.fr