La recherche marine en Allemagne

Les océans riches en diversité biologique, fournisseurs d’énergie, de nourriture et autres denrées importantes sont de précieux espaces à forte valeur économique. Ces derniers, intensivement utilisés par les humains, sont souvent insuffisamment protégés. Lire le dossier « La recherche marine en Allemagne » qui vient de paraître :

Chargement de gaz en haute mer : amélioration des techniques de transport à la TU Berlin

Le département des technologies de la mer de l’Université technique de Berlin (TU Berlin) développe des systèmes de transfert de gaz liquéfié des terminaux aux méthaniers. L’exploitation de réserves de gaz en haute mer étant appelée à augmenter du fait de l’accessibilité nouvelle de ressources gazières sous-marines et de la demande mondiale croissante de gaz, le transfert du gaz de la plateforme flottante vers le navire de transport doit être amélioré pour être rendu plus sûr, plus rapide et plus économique.

Un réseau pour les technologies marines : « MS Innovation »

Le traitement des eaux à bord des navires nécessite de nouvelles technologies. Le Centre de Transfert Technologique de Bremerhaven (ttz, Land de Brême) s’est associé à sept entreprises du secteur maritime et de l’industrie des technologies de l’environnement pour la mise en place d’un réseau pour les technologies marines connu sous le nom de « MS Innovation ».

Un an après Fukushima, une expédition germano-japonaise de recherche marine

Le 8 mars 2012, le Centre des sciences de l’environnement marin de Brême (MARUM) lance une nouvelle expédition de recherche marine à bord du navire de recherche « Sonne » [1], au large de la côte japonaise de l’île d’Honshu, un an après les catastrophes naturelles (tremblement de terre et tsunami) et l’accident nucléaire de Fukushima. L’objectif de l’expédition conduite par le directeur de MARUM, Gerold Wefer, en partenariat avec des scientifiques japonais, est de mesurer l’impact du tremblement de terre sur les fonds marins. De nouveaux instruments de mesures, dits « observateurs », seront installés avec l’aide du robot sous-marin « MARUM-QUEST ». L’installation de sismomètres dans de petits puits de forage permettra de mieux comprendre les phénomènes de genèse et de développement des tremblements de terre sous-marins. Le submersible MARUM-SEAL permettra, grâce à son sondeur acoustique, de cartographier très précisément les fonds marins jusqu’à 2.000m de profondeur.

L’Université Jacobs de Brême coordonne un nouveau projet européen sur les biotechnologies marines

Il existe déjà depuis plusieurs années des procédés biotechnologiques modernes dans lesquels l’information génétique de différents organismes est utilisée ou modifiée afin de rendre possible ou d’optimiser des processus de production. Les principaux domaines d’application sont l’agriculture, la médecine, l’industrie pharmaceutique et l’industrie alimentaire. Les biotechnologies marines, connues sous le nom de « biotechnologie bleue », valorisent quant à elles le potentiel génétique des organismes marins, qui reste à ce jour encore très faiblement exploité. En effet seulement 1% des entreprises de biotechnologie dans le monde utilisent comme source d’information génétique utile les habitats marins.

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