L’évolution du secteur des transports en Allemagne est inscrite dans le contexte du développement durable, de la protection de l’environnement et d’une meilleure utilisation des ressources.
Traditionnellement, l’automobile est le secteur industriel le plus important en Allemagne puisqu’il représente près d’un tiers des activités de R&D du pays. L’accent est mis sur l’électromobilité, qui est à ce jour une des thématiques principales dans le domaine de la recherche et de l’innovation en Allemagne. Le gouvernement soutient à ce titre les activités de R&D par des subventions d’un total de 500 millions d’euros, issues du 2ème plan de relance national (Konjunkturpaket 2). Les principaux efforts se concentrent sur le développement de batteries, mais les piles à combustibles ne sont pourtant pas délaissées.
Plusieurs programmes ont été mis en place, ainsi qu’un bureau commun pour l’électromobilité (GGEMO), qui centralise toutes les questions relatives à cette thématique au niveau gouvernemental. Le 3 mai 2010, la chancelière Merkel a fondé la plate-forme nationale pour l’électromobilité, qui regroupe les grands acteurs du domaine, répartis en groupes de travail et chargés d’établir une stratégie commune. La recherche en hydrogène et piles à combustibles est régie par le NIP, programme d’innovation national pour les technologies de l’hydrogène et les piles à combustible. De plus, le gouvernement a instauré le concept de régions pilotes, dans lesquelles l’électromobilité est actuellement testée dans des conditions réelles de circulation.
Le secteur aéronautique allemand repose en grande partie sur Airbus du point de vue commercial, et sur le Centre allemand de recherche aérospatiale (DLR) du côté recherche. Le gouvernement fédéral a mis en place un programme de recherche aéronautique (LuFo), qui assure à l’industrie aéronautique un soutien de l’ordre de 800 millions d’euros sur 10 ans (2003-2013).
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